Le Trident du Fou

Guilde JcJ/JdR Culte de la Rive Noire
 
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 Saga des Mers du Sud et ambassades.

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Atthoro

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MessageSujet: Saga des Mers du Sud et ambassades.   Dim 13 Juin 2010, 10:45

Bonjour,

le membre Rälkezad, à laissé un message sur le forum riposte à propos de l'event vs pn que vous organisez avec le lien suivant pour lire le background http://letridentdufou.forumactif.org/projets-f7/coordination-pn-trident-the-final-recap-la-charte-jdr-mers-du-sud-du-trident-du-fou-t706.htm
Nous ne pouvons par contre pas accéder à cette partie privée de votre forum.

cordialement
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MessageSujet: Re: Saga des Mers du Sud et ambassades.   Dim 13 Juin 2010, 20:54

Ah ! quel gaffeur je fais. Est-ce qu'un modérateur peut copier le sujet "Saga des Mers du Sud" dans Projets pour le mettre en dispo dans Table ronde ou je le copie-colle manuellement ?

Mais ce soir je suis trop fatigué. A demain !

Edit : je copie-colle, s'plus simple.


Dernière édition par Rälkezad le Lun 14 Juin 2010, 12:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Saga des Mers du Sud et ambassades.   Lun 14 Juin 2010, 07:26

Pour Atthori et les autres alliés dans le cadre de l'event l'"Attaque de Théramore", petit copié-collé du résumé précédent :


Dans le présent chapitre, il est relaté en RP l'évènement proposé par Ahtnax du Pavillon Noir, "Ne faites pas de prisonniers", qui a vu les pirates triompher et retraiter en bon ordre jusqu'à Théramore et dont voici le lien sur le forum officiel ( http://forums.wow-europe.com/thread.html?topicId=13200303746&sid=2&pageNo=1 ).


CHAPITRE 1 : DU SANG DANS LES MARAIS


Les guerriers Taurens ne pleurent pas, même lorsqu'au retour de la Guerre ils retrouvent leurs foyers détruits par l'incendie, leurs villes pillées et leurs totems renversés. Ils ne pleurent pas leurs sages égorgés dans les tipis, leurs épouses disparues ou mutilées, leurs reliques éparpillées.

Les guerres meurtrières contre les Centaures avaient au moins servi à sécher à jamais les yeux des combattants Taurens.

Pourtant le spectacle offert par les Pitons du Tonnerre aurait pu faire pleurer n'importe quel brave. Des irréguliers de l'Alliance, arborant le maudit Crâne sur Sable, les pillards de Pavillon Noir, avaient profité de l'absence des guerriers partis au Norfendre pour semer la mort et la désolation au sein de la Cité la moins défendue de la Horde.

Certains survivants racontaient que des épouses, des mères et des vieillards, pour avoir tenté de résister, avaient été jetés hurlants du haut des passerelles aériennes. Une mort horrible avait été donnée en ces lieux. Bien peu de pirates avaient trouvé une fin ici, la défense avait été trop faible, trop peu organisée.

Arnis des Pitons du Tonnerre plissa le front devant le corps blessé de l'un de ses frères d'arme. Si les Taurens s'étaient ressaisis trop tard pour sauver leur Capitale du pillage, ils s'étaient cependant regroupés, ivres de vengeance et implacables, sur les talons des pillards partis augmenter leur butin à Sabot de Sang.

Les villageois avaient accepté de ne pas fuir, afin d'endormir la méfiance des pirates. Mais dans les tipis se tapissaient les restes de la garde des Pitons du Tonnerre. Tout à leur pillage, les pirates tombèrent dans une meurtrière embuscade. L'effet de surprise joua cette fois contre les flibustiers. Les pillards se défendirent avec leur fureur et leur habileté habituelle, blessant cruellement leurs assaillants, mais ils durent reculer. Leur retraite se faisait en bon ordre et ils emmenaient leurs blessés avec eux.

Cependant les guerriers Taurens étaient persuadés d'avoir grièvement atteint un de leurs chefs, Cameron le Fou.


Cette nuit le Conseil des Anciens se réunit à Sabot de Sang, au milieu des tipis fumants et des corps sans vie. Les palabreurs étaient sombres, la colère et la vengeance scintillaient dans leurs yeux à la lueur des incendies mourants. Il fut décidé de poursuivre les pillards, ralentis par leurs blessés et de les massacrer jusqu'au dernier. Les Pitons du Tonnerre méritaient cette course, cette chasse de vengeance.

Les Esprits de la Vengeance furent convoqués, qui donnèrent leur accord à cette traque. Ceux de la Plaine accoururent et assurèrent aux Taurens que leur course dans les herbes de Tarides serait aussi rapide que le vent en tempête. Seuls les Esprits des Marais ne se montrèrent pas, sourds aux appels des chamanes comme des druides.


La Course commença. Arnis des Pitons du Tonnerre courait aussi, avec ses corsaires. Les mots brûlants des Esprits de la Vengeance laissaient encore des sillons de flamme dans les yeux des poursuivants ("Vous ne sentirez pas la fatigue mordre vos jambes"), les herbes touffues des Tarides semblaient s'ouvrir devant eux, découvrant les sentiers les plus faciles, comme l'avaient promis les Esprits de la Plaine ("La plaine sera comme un chemin facile pour les Chaseurs").

La piste des pirates était fraiche désormais. Leur arrière-garde, farouche et sur le qui-vive, avait déjà été engagée, mais les jeunes poursuivants avaient été défaits par les pillards expérimentés. Arnis vit les corps sans vie de jeunes guerriers des Pitons du Tonnerre, cruellement marqués comme pour décourager les poursuivants de continuer la poursuite. La Vengeance les avait fait courir si vite qu'ils ne s'étaient pas rendus compte que leurs frères et leurs amis ne pourraient pas les rejoindre avant des heures. "La Vengeance est une alliée dangereuse", pensa Arnis.


Mais voici que la piste des pirates obliquait et menait vers les Marais d'Âprefange. L'avant-garde des poursuivants se trouvait à l'orée de ces contrées maudites et certains tenaient palabre avec véhémence : "les Esprits des Marais ne nous sont pas favorables ! Vous l'avez senti cette nuit. Notre course est maudite !

_ De quoi parles-tu ? tu abandonnerais la poursuite maintenant ? Alors que les pirates sont tout proches ? Je peux sentir l'odeur de la Mort sur Eux, la leur ! Tu n'es qu'un lâche si tu rebrousses chemin !"

Arnis tint conciliabule avec les corsaires et les mercenaires qui les avaient rejoint. Les mercenaires haussèrent les épaules ; ils se moquaient bien des Esprits. Pour l'or et la gloire, ils iraient dans les Marais poursuivre les pirates. Les Taurens les plus enragés les suivraient également.



La course se poursuivit dans les mares stagnantes et malsaines. Mais tout y était hostile. Les crocilisques, la boue et les nuées d'insectes s'acharnaient sur les poursuivants, rendant pénible leur avancée.

Lorsque les pirates furent enfin en vue, la bataille devint inévitable. Elle fut d'une rare violence, les groupes de déformèrent puis explosèrent, les combats durèrent une bonne partie de la journée. Des hurlements retentissaient parfois au loin, des déflagrations de magie étouffées par les marais éclaboussaient les boues. Arnis et ses corsaires, trempés jusqu'à la taille, tenaient conseil. Le sang dégoulinait sur leurs lames et se mêlaient à la boue.

Nombreux étaient les corsaires et les mercenaires qui avaient perdu la vie et dont le corps ne recevrait nulle sépulture. Les bêtes du marais festoiraient cette nuit. Le Marais lui-même semblait avide de se rassasier du corps des Taurens qui avaient poursuivi leur course à Âprefange.


Les flibustiers du Pavillon Noir étaient trop bien organisés. Leur solidarité aurait forcé l'admiration des poursuivants s'ils n'en avaient pas payé aussi cher les conséquences. La traque tournait au massacre, mais pas comme les chasseurs l'avaient espéré. Dans les marais, les pirates semblaient trouver avantage de chaque obstacle et de chaque pouce de terrain pour créer le surnombre. Les escarmouches tournaient systématiquement à leur avantage.

Dans l'après-midi, les choses semblèrent prendre meilleure tournure pour les poursuivants ; une troupe d'Orcs des Tarides avait rejoint les chasseurs embourbés. Ils amenaient avec eux de la boisson amère qui faisait oublier la fatigue et la peur des marais.

Les pirates furent de nouveau traqués. Ils semblèrent sur le point d'être acculés lorsqu'une sonnerie de trompe marine retentit. Les officiers pirates sonnèrent également longuement et il paru évident que des renforts qu'ils devaient attendre depuis le début de la journée arrivaient. Les Chasseurs attaquèrent derechef, harcelant les flancs de leurs ennemis.

Mais les pillards recommencèrent à retraiter en bon ordre, leur détermination avait redoublé et ils arrivèrent au pied du Fort de Théramore, dont les portes étaient grandes ouvertes. Des gardes de Théramore leur firent signe d'entrer, mettant au défi les poursuivants dissimulés dans les fourrés de mener une charge de front contre les formidables fortifications des Portvaillant.


Le désespoir et l'abattement se disputaient le coeur des chasseurs. Les orcs refusèrent d'attaquer Théramore, arguant que pareille opération était insensée et que Thrall désapprouverait une telle action. Les mercenaires et les corsaires sentaient quant à eux la force de la Place.

La traque était bel et bien finie ; c'est le coeur lourd et avec un goût bilieux dans la bouche que les combattants de la Horde se retirèrent.
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MessageSujet: Re: Saga des Mers du Sud et ambassades.   Lun 14 Juin 2010, 07:28

Et notre proposition officielle d'event : (toujours copiée-collée)




Certes 😁 !


D'ailleurs, voici le plan B finalisé, qui devient de facto notre plan A si vous l'agréez :

"Voilà : nous prendrons donc le plan B, mettons 35 minutes de tenue des quais face à des effectifs ennemis croissants. Environ 10 minutes pour tomber Jaïna si les quais sont tenus pendant le délai imparti.

Lorsque (si) Jaïna tombe, l'event est gagné par le Trident et ses alliés (SA, et autres éventuellement). Si les quais et les murs sont complêtement tenus par les pirates de Pavillon Noir à l'issue des premières 40 minutes, alors l'event sera considéré comme gagné par Pavillon Noir, qui aura sécurisé Théramore et repoussé l'attaque des ennemis venus des marais.

A défaut d'avoir sécurisé la Place, les attaquants auront le droit d'engager Jaïna, et le sort de l'event sera réglé par l'issue de la tentative. Si le raid meurt, PN triomphe. Si Jaïna tombe, PN perd.

Il faut savoir que les PN pensent être une trentaine. A nous de nous compter. il nous faudrait être entre 20 et 25 combattants minimum.

- Entre 25 et 30 au début sur les quais,
- à la fin, 20 sur les quais, plus un raid suffisant pour tomber Jaïna en 10 minutes au plus.

Sachant que les Arbitres auront pour mission de veiller au respect de l'équilibre des forces, compte tenu des déséquilibres admis selon le timing.

A savoir :

- le premier quart d'heure : sureffectif du Trident et de ses alliés de 20 % maximum par rapport au PN ;
- le deuxième quart d'heure : équilibre des forces ;
- le dernier quart d'heure : sureffectif des PN de 20 % maximum par rapport au Trident et à ses alliés présents sur les quais ;

Cela me paraît un marché honnête.

Maintenant, une question : qui voudrait filmer la rencontre ? Dans l'idéal, il y aurait deux caméramans, dans un premier temps pour filmer les combats du point de vue des deux Factions sur les quais, puis un pour être sur les quais et l'autre auprès de Jaïna, si elle est engagée."
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MessageSujet: Re: Saga des Mers du Sud et ambassades.   Lun 14 Juin 2010, 10:10

Un 'tit texte RP pour nous mettre en condition et éclairer d'un angle nouveau les enjeux. Jeudi se rapproche... Que les volontaires se présentent, ils seront accueillis de bon coeur !





Sur le chemin de ronde, parlant bas, les soldats se montraient du doigt avec inquiétude les lueurs de feux qui piquetaient de rouge sombre les marais. Les fumées noires et huileuses des bivouacs s’élevaient en volutes qui assombrissaient le ciel étoilé.

Âprefange semblait grouiller depuis le début de la nuit d’ennemis de Théramore. Les bruits habituels des bêtes des mares ne se faisaient plus entendre, comme si l’heure était à la retenue et à l’attente.

La garnison de Théramore s’était inquiétée dès la fin de l’après-midi, lorsque la patrouille des marais n’était pas rentrée. Ce qui aurait pu passer pour un retard avait fini par alarmer le commandement. Les craintes avaient été mille fois confirmées à la tombée de la nuit, lorsqu’il devint évident que de nombreuses forces hostiles campaient tout autour de la Place forte. De temps à autre, des rugissements orcs troublaient le silence moite et les cœurs des Hommes se serraient d’angoisse.


***


Dans la Tour Maîtresse, Jaïna Portvaillant avait enfoui son visage dans ses mains et ses réflexions étaient perturbées par l’absence de réponse d’Orgrimmar. Pourquoi Thrall ne répondait-il pas ? Durant toutes ces années, la neutralité de Théramore avait été respectée et Thrall avait à chaque fois dévié les coups qui se préparaient contre la courageuse fille de Portvaillant.

Après tout, n’avait-elle pas défié son propre père en gage de respect envers les peuples de la Horde ? Elle avait ainsi récupéré la garde du port fortifié et du fort, sauvant de nombreuses vies et préservant les apparences pour l’Alliance.

Elle n’aurait pas du recueillir ces irréguliers de l’Alliance, qui étaient sortis des marais un soir comme celui-ci, se prétendant traqués par des Ecorcheurs de la Horde. Sans consulter Jaïna, les soldats de la porte et leur capitaine les avaient fait entrer.

Jaïna ne les avait même pas sanctionnés. N’aurait-elle pas fait de même à leur place ? Qui eut pu deviner que les combattants recueillis étaient des pillards de Pavillon Noir ? Ce n’est que dans la place que les soldats avaient pu voir sous la boue les couleurs noires et blanches caractéristiques et le crâne maudit. Mais même alors, les soldats n’avaient pas eu le cœur à les livrer, car c’était le terme, aux sauvages et aux bêtes de la Horde, dont les cris et glapissements exprimaient une colère et un dépit qui glaçaient le sang.

Jaïna s’était depuis murée dans un silence obstiné, faisant le jeu –elle le comprenait désormais – des faucons qui se pavanaient avec de plus en plus d’assurance dans l’entourage même de Thrall.

Les temps étaient en train de changer. On disait Thrall las de la guerre et de sa position qui le rendait impuissant. Les actes de guerre qui allumaient de nouveau les feux de la reprise des hostilités entre l’Alliance et la Horde se multipliaient depuis que le Fléau semblait sur le point d’être mis à bas.

De nouveaux pions s’avançaient, pour lesquels elle ne représentait que des concessions passéistes qui n’avaient plus lieu d’être. Dans la guerre qui s’annonçait encore plus violente qu’auparavant, les modérés et les diplomates seraient les premiers à succomber, isolés et abandonnés de leur propre camp. Le commandement de l’Alliance n’enverrait pas le moindre renfort à Jaïna, prétextant une absence de moyens ou de temps.

Jaïna était lasse de la politique. Elle comprenait certes parfaitement que ce qui s’annonçait comme le massacre de Théramore donnerait exactement le coup de fouet que Varian attendait pour l’Alliance, qui reprendrait sans mal la forteresse quelques jours plus tard. Du côté de la Horde, prendre le fort quelques jours était exactement le signal dont on avait besoin pour redonner du cœur au ventre aux revanchards des Pitons du tonnerre et aux orcs des Tarides.

Mais tous ces hommes qui allaient mourir pour satisfaire le jeu des bellicistes étaient sous la responsabilité de Jaïna. Depuis le début, ces hommes lui faisaient confiance. Il y avait là des vétérans comme des jeunes, des familles entières de gens fidèles aux Portvaillant, qui espéraient encore que leur commandante les sauverait une fois de plus.

Seuls les officiers savaient désormais que les seuls renforts qui arriveraient peut-être les enfermeraient encore davantage dans une logique de guerre. Le chef des pirates que la garnison avait recueillis, resté plusieurs jours pour se remettre de ses sévères blessures, était parti en échangeant quelques mots avec le capitaine : « Le Pavillon Noir n’oublie jamais de payer ses dettes » avait-il dit à l’officier réticent qui ne cachait pas sa répugnance.

Cameron, que ses ennemis qualifiaient souvent de Fou de Guerre, insistait : « Peut-être serez-vous moins regardants quant à la nature des renforts si vous subissez une attaque de représailles d’envergure. Nous savons nous battre, nous. Ici, vous rouillez littéralement sur place et vous oubliez que dehors la Guerre Ouverte reprend ses droits.

_ Vous parlez comme un orc des Tarides, on dirait que cette perspective vous plaît. Mais croyez-le ou non, je m’en moque : Théramore est en paix avec ses voisins de la Horde. »

Cameron haussa les épaules.

_ « C’est ce que des gens comme Jaïna vous font croire. Théramore n’est plus en paix depuis que vous nous avez recueillis. Vous avez comme moi entendus les cris et les jappements ce soir-là. Ils vous ont maudit et vous ont promis mille morts…

Vous le regrettez n’est-ce pas ? Je peux le voir sur votre visage, comme vous regrettez de nous avoir ouvert votre porte. Je connais les gens de votre espèce, capitaine : vous nous auriez ouvert même si vous aviez su avant qui nous étions. Je suis un Nain et vous un Homme. Mais le sang qui coule dans nos veines fait que nous valons cent fois les bêtes qui nous chassaient dans les marais.

Et puis consolez-vous, ce n’était qu’une question de temps avant de sentir les griffes d’Orgrimmar. Les choses changent dans ce tas de merde poussiéreux qu’ils appellent leur Capitale. Vous ne tarderez pas à le constater. »

Puis un navire battant Pavillon Noir était venu le chercher, lui et ses hommes. Les marins sur le pont avaient un air bien plus farouche que celui des vétérans les plus endurcis de la garnison. Le capitaine était resté pensif sur le quai longtemps après le départ du navire. Il avait vu le visage de la nouvelle guerre qui se préparait. Implacable, cynique, sans plus de valeur qu’un serment de pirates. C’était cela, l’avenir de l’Alliance ? Dieux !, que Jaïna les protège encore longtemps, ses vétérans. Car il était vrai qu’ils rouillaient ici, de plus en plus oublieux de ce qui menaçait.


***


Thrall restait dans l’ombre, rejetant les lueurs du feu qui brûlait dans la salle du trône. Quelles pouvaient être les pensées de Jaïna à cette heure, comme il devenait évident qu’il ne répondrait pas à ses appels désespérés. Thrall gardait son dernier message entre ses doigts, bout de parchemin froissé et trituré… les mots… les mots blessaient son esprit, comme tous les appels des personnes qu’il n’avait pu aider à temps.

« Ne laissez pas l’aveuglement et la haine guider les actes de la Horde ! Aidez-nous ! Sauvez Théramore ! »

Thrall ne dormirait pas cette nuit non plus. Depuis combien de nuits errait-il entre les murs d’Orgrimmar ? Cette cité était devenue sa prison. Il étouffait.

Un crépitement dans le foyer de pierres le fit sursauter, une image rémanente l’assaillit : ce Démon était d’une puissance qui le renversait à moitié, qui l’écrasait, il ne pouvait plus respirer…, son frère était avec lui… Grom… sa rage était forte, il était si rapide, lui ne restait pas cloué au sol par la présence démoniaque et son émanation de puissance pure, le combat serait d’une…

« Seigneur Thrall ? » appelait un garde. « Un émissaire de Garrosh, venu directement du Norfendre vient d’entrer, que dois-je lui dire ? Doit-il attendre le lever du jour ? J’ai vu que vous n’étiez pas parti de la salle… »

Thrall se retourna vers le garde. Son visage marqué épouvanta le garde.

« Je lui dis d’attendre l’aube, Seigneur » le garde se retira précipitamment.

Un rugissement finissait, un dernier choc, que personne d’autre que Thrall ne pouvait entendre. Le message de Théramore glissa des doigts de Thrall.


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MessageSujet: Re: Saga des Mers du Sud et ambassades.   Lun 14 Juin 2010, 13:10

Les elfes de sang de la Maison Celwë Belore nous assurent de leur soutien. Nous saurons bientôt à combien se montent les effectifs Sin'Doreï.

Les mercenaires de chez Riposte se prononceront bientôt.

Nous attendons encore des combattants de la Sombre Assemblée.



En tout état de cause, pour l'instant, je note de présents ou de volontaires (le "?" indiquant une disponibilité encore incertaine) :


En raid JcJ :

- Arnis
- Idem
- Artifax
- Hakutao ?
- Silah
- Theot
- Cidia
- Töw
- Antelfia
- Atthënà
- Darzel
- Elvilgan
- Siana
- Loïciane


En raid PvE :

- Etryan ?
- Maximilian ?
- Theolen ?



En multi-tâche :

- Angellu (dps)
- Maldore
- Sanivar (tank/dps)
- Zoklaga


Dernière édition par Rälkezad le Jeu 17 Juin 2010, 13:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Saga des Mers du Sud et ambassades.   Mar 15 Juin 2010, 09:51

merci mon lapin Rälkezad cheers
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MessageSujet: Re: Saga des Mers du Sud et ambassades.   Mar 15 Juin 2010, 10:51

"Garder sa dignité devient de plus en plus difficile"...

J'te jure...


Bon, puisque Arnis a écrit son message avant qu'on se brieffe, je le sors maintenant, ce texte tongue : (cela devrait rassurer certains, à la base ceci devait rester confidentiel... Hmm Antelfia ? Wink )



VISITE


Thrall marchait dans un songe éveillé, ainsi que cela lui arrivait de plus en plus souvent ces derniers temps. Les murs rouges et ocres des bâtiments d'Orgrimmar étaient faits de brume. Une humidité surnaturelle tombait sur la Cité poussiéreuse, étouffant les cris et les interpellations nocturnes. Les gardes étaient faits de fumée transparente, les braséros émettaient des lueurs fantômatiques et aveuglantes, annihilant partiellement la vision de la ville.

C'est alors qu'il le vit. Vision incongrue au sein de la Cité, le Worg se tenait assis au milieu de la rue, narquois, la langue pendante.

Thrall s'arrêta, interdit. Les deux êtres s'observaient. Puis, sans bruit, le Worg se leva et se mit à trotter tranquillement vers le chemin de la Porte d'Azshara. Thrall le suivit. Que pouvait-il faire d'autre ? Le Fou venait toujours sans prévenir. Thrall ne pouvait qu'attendre sa visite.

Le Worg arrivait à hauteur de la porte, qu'il dépassa. Thrall s'arrêta devant le seuil. Il ne pouvait le franchir. Car au-delà de la porte, rien n'existait sinon les ténèbres. Le Worg lui continuait de marcher dans le néant, libre et insouciant. Bientôt sa silhouette disparut.

Thrall sentait la tension qui le faisait trembler de colère : "Que cherches-tu à me faire comprendre ? Que je suis prisonnier dans ma propre Capitale ? J'ai fondé Orgrimmar ! Tu n'es rien, toi, ta prétendue liberté n'est rien, tu m'entends ! Tu n'es ni libre ni sauvage, tu es devenu le Servant du Néant ! Maudit !"

Thrall laissait sa voix rauque se perdre dans les ténèbres devant lui : "Maudit ! Tu es maudit !"

Mais du fond du Néant une silhouette imperceptible se détachait, infime, tremblotante. Thrall forçait ses yeux à voir, rendant douloureuse sa tête.

Une voix : "Grom était maudit. Tout le Clan Chanteguerre était maudit... Mais je ne l'ai jamais été."

La silhouette bougeait au fond des ténèbres : "Regarde-toi, tu n'es que l'Ombre de ce que tu étais. Le Libérateur enchaîné à ses fonctions. Inutile à ses amis. Impuissant. Te voir ainsi me fait de la peine."

La voix se fit attentionnée : "Tiens, je vais te faire une faveur. Je retiendrai les coups qui seront portés à la fille de l'Amiral Portvaillant. C'est ce que tu veux, non ? C'est la raison pour laquelle tu ne dors pas cette nuit ? Qu'elle soit épargnée...le reste n'a pas d'importance, n'est-ce pas ? Oui... payer le prix, tu es prêt à tout, du moins le penses-tu. Pour cela, je permettrai à Théramore de recevoir une aide rapide et inattendue. Tu vas aimer payer le prix de cette aide, messager de Paix. De l'extérieur comme de l'intérieur des coeurs prendront Jaïna en pitié et la Guerre s'embrasera de plus belle.

Tu le sais bien, pourtant, que Théramore ne m'intéresse pas. C'est le fils de Grom qui te porte ce coup. Cet enfant orc joue avec des guerriers de chair et de sang et te blesse pour te faire payer de n'être pas mort avec son père...

Tes amis sont devenus des proies si faciles...

Je ne peux tout de même pas tout faire à ta place, Thrall..."

Appelé par son nom, Thrall répondit les dents serrés : "Ne me prends pas également pour un enfant. Tu as confié tes pions à Garrosh. Je sais que ton trident est à Âprefange cette nuit !"

La voix eut l'air déçue : "Allons, ce n'est pas mon trident que j'ai laissé là-bas, tu le sais bien. Et il se trouve qu'ils sont disponibles, je ne les ai pas rencontrés depuis si longtemps, il faut bien qu'ils s'occupent de leur propre chef... et puis, heureusement qu'ils sont là-bas, sinon, qui retiendrait le bras au couteau lorsque Jaïna sera à la merci de tes propres soudards ?"

La voix laissa échapper un rire sans joie : "Non, quand je leur donnerai un cap, très bientôt, tu verras vite la différence par rapport à cette petite sortie..."

Thrall se redressa : "Alors tu n'as pas abandonné ton plan insensé ? Tu sais pourtant que cette tentative est vouée à l'échec, ils sont au-delà de toute rédemption !"

La silhouette au loin sembla disparaître : "Mais non, mon espoir n'est pas celui d'un Fou. D'ailleurs, nous serons plus forts à deux. Après tout, tu me dois une vie maintenant."


***


Un crépitement du feu plus fort que les autres fit sursauter Thrall. Finalement, il avait trouvé un instant le sommeil, sinon le repos dans la salle du Trône. Il se sentait plus calme, même si un goût métalique lui restait dans la bouche.

il se leva et appela un garde de faction dans l'autre salle : "Faites venir le messager de Garrosh immédiatement !"

Celui-ci, tiré de la couche qu'il avait rejoint depuis moins de deux heures avait encore un air poisseux et fatigué. De l'eau lui dégoulinait de la tête, comme s'il avait voulu se réveiller violemment avant d'affronter le Chef d'Orgrimmar. Il parlait d'une voix lourde et agressive, comme une pâle imitation de celui qu'il servait : "Des bruits courent que vous n'approuvez pas l'expédition de représailles contre Théramore ! Est-il dans votre intention de l'empêcher ? Retiendrez-vous encore une fois le bras de la Horde dans son juste courroux ?"

Le ton était ouvertement irrespectueux, mais seuls quelques gardes parmis ceux présents dans la salle osaient exprimer leur indignation envers l'émissaire du fils de Grom Hurlenfer.

"Je ne retiendrai pas le bras de la Horde. Théramore n'aurait pas du venir en aide aux criminels qui ont frappé les civils des Pitons du tonnerre. Pour qui me prend Garrosh au juste ? J'ai fondé Orgrimmar et lui ai donné ce nom en hommage à Orgrim Marteau-du-destin, qu'il ne l'oublie pas ! Grom n'a pas été le seul héros de la Horde !"

La voix tonnante de Thrall faisait rapetisser l'arrogant émissaire. Les gardes retrouvaient leur chef. En prenant le contrepied de ce qu'on attendait de lui et ce de cette manière, Thrall avait renversé la position de Garrosh. Au moins pour un temps.



***



Resté seul dans la salle du trône, Thrall attendait l'aube. Il espérait désormais que le Fou tiendrait parole. Car il venait de condamner Théramore cette nuit, juste pour gagner du temps. Le Fou avait gagné cette manche, si lui-même devait lui être redevable pour cela.



***



Dans les Mers du Sud, une flotte de trois navires battant Pavillon Noir faisaient voile vers l'ouest. L'aube blanchissait l'horizon. Sur l'un d'eux un Nain braillait pour hâter le déploiement d'un perroquet supplémentaire. Tous de concert, les navires hissèrent un second pavillon : sur celui-ci on pouvait voir une ancre, un soleil ainsi que 3 étoiles.

Un vent propice gonfla les voiles en un sonore claquement.
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MessageSujet: Re: Saga des Mers du Sud et ambassades.   Mar 15 Juin 2010, 12:51

[petit copié/collé de ma réaction en partie réservée aux membres d'équipage"]

Héhé !

Je trouve ça très bon.
Nous y sommes, les pièces du puzzle étaient là, tu en as fait une forme.

Il nous faudra réfléchir sur la nouvelle représentation du Fou et sa façon "d'apparaitre" à Thrall.

C'est de loin la meilleure proposition pour faire avancer l'histoire du navire.

Et clairement, nous occupons là (toi surtout) un rôle qui devrait être occupé par des maitres de jeu "officiels". Ce jeu n'est pour moi réellement animé que dans de tels contextes où personnages, guildes, factions... jouent chacun leurs partitions. Des confrontations de tous nait une histoire, pour l'écrire nous jouons.

C'est exactement ça, je ne veux pas jouer pour de l'équipement ou passer des niveaux. Je veux jouer pour participer activement à l'histoire de ce serveur dans l'univers de World of Warcraft.

Cette saga s'inscrit dans l'histoire du Trident mais pas seulement. Sont aussi conviés Pavillon Noir, Quel Thalas et peut être d'autres joueurs plus éloignés du JdR.

Par contre il faudrait pousser pour être au top et aller jusqu'au bout du scénario : Jaïna doit être approchée et Pavillon Noir contenu !

P.S. : Nous cherchons toujours des vidéastes.

Arnis, second.
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MessageSujet: Re: Saga des Mers du Sud et ambassades.   Mar 15 Juin 2010, 15:28

Les elfes de sang de la Maison Celwë Belore nous assurent de leur soutien. Nous saurons bientôt à combien se montent les effectifs Sin'Doreï. Leurs premiers combattants se sont joints au raid.

Les mercenaires de chez Riposte se sont prononcés : Riposte, ou en tout cas la guilde en tant que telle, ne participera pas à la rencontre que nous organisons.

Nous attendons encore des combattants de la Sombre Assemblée, qui est déjà très bien représentée.



En tout état de cause, pour l'instant, je note de présents ou de volontaires (le "?" indiquant une disponibilité encore incertaine) :


En raid JcJ :

- Arnis
- Adeliel
- Atthoro
- Idem
- Artifax
- Hakutao
- Silah
- Cidia
- Nenyä
- Endomiel
- Ezekyle
- Töw
- Atthënà
- Darzel
- Elvilgan
- Siana
- Parleos ?


En raid PvE :

- Silanne ?
- Etryan ?
- Maximilian ?
- Theolen ?



En multi-tâche :

- Angellu (dps)
- Sanivar (tank/dps)
- Zoklaga


Dernière édition par Rälkezad le Jeu 17 Juin 2010, 05:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Saga des Mers du Sud et ambassades.   Mer 16 Juin 2010, 10:17

Ce petit rappel pour confirmer les données :

Ce jeudi 17 juin, 21h15/21h30, le temps pour tout le monde de grouper et de se mettre sur TS3. Un arbitre de chaque Faction, désigné. Les 2 arbitres sont encouragés à faire respecter les règles rappelées ci-dessous.

Durée de l'event prévue : entre 40 et 60 minutes (de jubilation continue, cela va sans dire).

Effectifs de notre côté : confimés à cette heure : 19 ; incertains : 6 ; retardataires prévisibles : environ 6.
Effectifs maximum prévisibles à cette heure : 25.

Effectifs annoncés côté Pavillon Noir : environ 30.

Les renforts de Pavillon Noir doivent impérativement arriver du front de mer, pour représenter l'arrivée des vaisseaux du large. Cet handicap me paraît (outre être RP) valoir le fait que nous aurons tous les quais à tenir, causant une certaine dispersion, en plus des mouches du coche (les soldat de Théramore que nous aurons agro).

- Je rappelle que le premier 1/4 d'heure, si nous sommes 25, Pavillon Noir devant être en infériorité numérique d'environ 20 %, seuls 20 à 22 combattants seraient autorisés par les arbitres à entrer en scène (sur un cadre de raid, la chose se prépare à l'avance) : environ 2 ou 3 tentatives si des whipes de PN surviennent ;

- le second quart d'heure, si nous sommes 25, nous aurions en face 25 combattants de Pavillon Noir qui relèveraient le challenge (prévoir le raid en conséquence, naturellement) ;

- les dernières 10 minutes avant la fin des 40 minutes réglementaires, Pavillon Noir pourra engager un léger surnombre, censé représenter l'énergie du dernier coup de collier, auquel cas, si nous sommes 25, Pavillon Noir pourrait engager, mettons 28 combattants.

Si je propose de calibrer les effectifs de la sorte, c'est parce que nous regroupons une confédération (très) inégalement équipée et rompue à l'art du combat comme le sont les pirates d'en face :chaud: . Mais aussi parce que nous sommes censés engager Jaïna, en suivant, qui mobilisera un raid moyen avec au moins 3 tanks (Jaïna a une technique de TP très aboutie qui conduit au wipe si les tanks assurent pas)...

Nous pensions proposer au départ un combat ininterrompu et ce jusqu'à la fin, engagement de Jaïna compris, mais cela semble compromis par le désengagement de certains de nos alliés (que je salue néanmoins :love: ). Ce que je pense compenser par la limitation de la taille du raid pour tomber Jaïna.


Voilà. Cela doit rester une baston sympathique de jeudi soir ; nous remercions par avance les volontaires de Pavillon Noir qui ont accepté de relever ce challenge dans des conditions très maîtrisées, malgré le match France-Mexique (qui sera décevant de toute manière vous verrez...) et tout et tout !


Enfin, si un ou deux vidéastes de Pavillon Noir se le sentent, ils n'ont qu'à s'identifier pour que le minimum d'égard leur soit accordé pendant la Bataille des Quais. Nous pensions mettre à la caméra un des notres, mais les effectifs une fois de plus ne nous le permettent guère.

A jeudi ! :good:
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MessageSujet: Re: Saga des Mers du Sud et ambassades.   Mer 16 Juin 2010, 12:44

Bonjour à tous !!!

Dans un premier temps merci à nos collègues Trident du Fou de penser à nous
et de nous inviter dans leur event, cela ne peut que renforcer et améliorer
notre facon de jouer ensemble mais aussi de faire plus amples connaissances.
Donc je répète un grand merci à vous, malheureusement cette fois ci nous ne viendrons
pas même si nous sommes motivés à l'idée de botter les fesses de Pavillon Noir.....
Dailleurs lundi soir à nombre égal 15v15 nous les avons battu trois fois de suite glorieusement !!!!
Actuellement Riposte continue sa progression, de nouveaux lapins arrivent et sont intégrés
dans le terrier, d'autres poursuivent leur apprentissage des arènes, mais aussi des bg
en guilde.
Je veille à appliquer toutes ces directives au plus près, car je veux que mes lapins rosés soient unis,
solidaires, organisés, forts et contents de jouer ensemble.
C'est ma motivation première et je suis fier d'eux, ils combattent tous avec honneur
et tenacité.
En général en ce qui concerne les events "externe" organisés par d'autres guildes avec
lesquelles nous entretenons de bons rapports nous essayons de répondre favorablement.
La seule chose qui pourrait nous ralentir c'est le côté RP avec 2 ou 3 heures de lecture et
de rédaction Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad ce n'est pas notre tasse de thé.....ZZZZzzzzzzzzzzz
notre leitmotiv reste le combat et le plaisir de jouer ensemble.
Majoritairement nous sommes présents aux events correctement organisés.
Le point d'entrée reste le même vous contactez Barodir, Cradow ou moi même si pas de réponses.

A bientôt sur nos champs de bataille

Kaeru le chef des lapins rosés
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MessageSujet: Re: Saga des Mers du Sud et ambassades.   Jeu 17 Juin 2010, 21:42

Eh bien Pavillon Noir a remporté une éclatante victoire, de l'ordre de 3-0, la troisième partie les a vus rompre l'attaque portée contre Jaïna, alors que la Horde était en surnombre, contrairement aux dispositions initiales.

Le rapport de rencontre viendra plus tard, ainsi que celui RP (avec un autre pavé, promis).

Encore merci à Pavillon Noir ; vous avez été arrangeants, puisque les effectifs de part et d'autre nous ont conduit à aménager les dispositions initiales, notamment au vu de votre domination les 2 premières phases de la rencontre.

Enfin, la prochaine fois on essaiera de la jouer un autre soir qu'un match de l'équipe de France (au train où cela va, ce ne sera pas dur ).

(on a un peu pris cher ce soir Sad )

A bientôt et bonne nuit !



P.S. : la prochaine fois qu'un truc électronique déconne, je le piétine de suite pour voir si ça a le même sain effet qu'avec mon micro. Sans blague, c'est stupéfiant que mon micro m'empêche simplement de jouer la rencontre.... Mad Enfin, restons zen.
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MessageSujet: Re: Saga des Mers du Sud et ambassades.   Ven 18 Juin 2010, 07:51

On a été ricrac au niveau orga, rapport à nos effectifs disparates (match de foot effect et tout et tout) et... à mon micro qui a rendu l'âme sans prévenir à 21h26 . J'étais bleu de rage . Ce n'est qu'après l'avoir piétiné sauvagement à 23h et quelques que le faux contact a cessé, mais depuis j'ai un écho de sonar de sous-marin.

Du coup c'est Arnis qui a pris le relais sur mes whisps, il a assuré comme il a pu mais je suis un peu dégoûté. Bref, on ne peut que mieux faire la prochaine fois !

On a un retour positif des Maisons Sin'Doreï, qui ont aimé que tout le monde puisse participer au moins sur la fin.

Mais il est vrai, indépendamment de l'orga JdR, que Pavillon Noir nous a méchamment dominé, comme dans les batailles précédentes, mais sans le sur-effectif cette fois. Il ne faut certes pas occulter que notre groupe était très variablement équipé, que PN a très bien focusé, etc...

Cela pose des questions de coordination, d'expérience de jeu collective, etc. (je sais de quoi je parle, puisque je partage un concentré des faiblesses qui ont déterminé notre défaite). Selon moi, une cure de BG et de mises en situation ne peut qu'être salutaire, particulièrement les Altérac et autres BG de masse (mais en groupe).

En tout cas, je tiens à remercier encore nos amis de la Sombre Assemblée et des Maisons Sin'Doreî, ainsi que quelques joueurs solidaires qui se reconnaîtront pour leur coopération !

Bref, ils ont gagné cette bataille mais pas la guerre !
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Atthoro

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MessageSujet: Re: Saga des Mers du Sud et ambassades.   Ven 18 Juin 2010, 09:01

Merci pour l'event c'était très sympa. Very Happy

Voici un screen de la fin lors de la sortie de Theramore



Sera-t-il possible d'être tenu au courant pour la video que vous avez faites aussi svp ? Wink
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MessageSujet: Re: Saga des Mers du Sud et ambassades.   Ven 18 Juin 2010, 09:24

Joli screen ! Wink Angellu des studios nous en dira davantage sur la vidéo ; PN aussi a fait quelque chose, il me semble.
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MessageSujet: Re: Saga des Mers du Sud et ambassades.   Ven 18 Juin 2010, 09:31

Ouaip, la vidéo est en cours de réalisation ... bon allez, dans une petite vingtaine de jours elle sera sur vos écrans !
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MessageSujet: Re: Saga des Mers du Sud et ambassades.   Ven 18 Juin 2010, 12:48

Super merci bien cheers
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MessageSujet: Re: Saga des Mers du Sud et ambassades.   Ven 18 Juin 2010, 16:11

L'ATTAQUE DE THERAMORE :



Théramore est une Citadelle de l'Alliance située sur une ile au large du Marécage d'Âprefange, dirigée par Jaina Portvaillant. Elle compte 9.500 habitants, et est le siège de la nouvelle alliance de Kalimdor. Au départ forteresse militaire, elle est devenue un port de commerce.

Les relations diplomatiques entre les humains de Théramore et ceux des Royaumes de l'Est, en particulier celui d' Hurlevent, sont également très tendues ; la capitale de l'Alliance devant selon les habitants revenir à Théramore et à Jaina Portvaillant, dernière descendante des fondateurs de l'Alliance, et non à Hurlevent. Les deux cités se rejettent également les fautes commises lors de la dernière guerre
. (Encyclopedia de Kalimdor).

« On s’en fout, de Théramore ! » (Roi Varian Wrynn).


Aux Morts !



Dehors toute la ville fêtait la victoire sur l’ennemi. Les pêcheurs et les marins dansaient avec leurs femmes, la plupart des soldats de la garnison trinquaient avec les pirates de Pavillon Noir sans trop d’arrière-pensées, les enfants couraient entre les tables du banquet…

Mais ici l’ambiance était moins heureuse : une odeur de mort dominait le fumet du banquet. Les mouches des marais faisaient elles aussi bombance, buvant avec voracité aux plaies des blessés. Dans la cour de l’infirmerie de fortune, les cadavres étaient alignés, du tissu de voile les recouvrant complètement.

Dans la fin de soirée, bien au-delà des murs de la cité, un bûcher avait été allumé pour brûler les ennemis morts, qui jonchaient le pavé de Théramore à la fin des combats.

Le capitaine de la garnison, son bras en écharpe, marchait entre les rangées de blessés, ne détournant pas les yeux lorsqu’un médecin sortait sa scie et que l’on retenait le blessé qui convulsait sous le va et vient de l’instrument. Les femmes réconfortaient ceux qui ne pourraient plus marcher, ou tenir un verre de leur main.

Les blessures n’étaient jamais belles à voir. Mais ici la variété des coups portés interpellait l’officier, vétéran de maintes campagnes. Lames grossières, morsures et griffures, enfoncements, pointes de flèches elfiques, vieilles lames de Lordaeron aujourd’hui maudites, crochets cruels, sans parler des blessures magiques, brûlures, poisons de combat… La Horde dans toute sa diversité avait frappé Théramore.

Orcs des Tarides, Taurens des Pitons du tonnerre, naguère si pacifiques, nobles Elfes de Lune d’Argent, Réprouvés de tous rangs, Trolls d’Orgrimmar… Ce Cameron avait eu raison, Théramore avait été attaquée par la Horde et non par quelques mercenaires isolés. La neutralité leur avait été arrachée, volée.

Si Théramore n’était pas tombée, ce n’était pas grâce aux soldats de la garnison, submergés dès le début de l’attaque. Et la Horde n’avait pas ménagé ses efforts pour punir la cité d’avoir secouru les pillards de Pavillon Noir. Le capitaine était reconnaissant aux flibustiers d’avoir sauvé à leur tour la cité. Mais il leur en voulait de devoir leur en être reconnaissant.

Oh certes, Pavillon Noir avait payé le prix du sang, lorsqu’ils avaient débarqué sur les quais fraichement investis par les assaillants. La soudaineté de leur arrivée dans le port avait permis de sauver la quasi-totalité des navires, qui n’avaient pas été incendiés. Quant il pensait que c’était lui-même qui avait ordonné aux civils de se réfugier dans les cales des navires… le capitaine eut un court frisson d’horreur.

Si le nettoyage des quais avait coûté aux pirates quelques vies, malgré la désorganisation des groupes d’assaillants éparpillés, qui se livraient déjà au pillage des maisons alentours, les morts se comptaient en dizaines parmi les miliciens et les soldats de la garnison. Les civils l’avaient échappé belle pour la plupart, réfugiés dans le donjon ou les cales des navires. Pour l’heure, trop heureux d’être encore en vie, ils n’avaient pas encore fait les comptes, mais très bientôt ils s’apercevraient de ce que leur avait coûté cette victoire.

Le capitaine s’aperçut qu’un des chefs pirates l’avait rejoint et contemplait lui aussi silencieusement l’éprouvant spectacle. Il avait un air tranquille, comme si son âme ne pouvait être troublée par aucune douleur. Le capitaine se tourna vers lui.

Face à la question muette du capitaine, le pirate répondit : « Crowley, capitaine. Je commande au navire qui a accosté en second. »

Le silence retomba. Le capitaine inspira : « Sortons. »

Sur le perron du bâtiment, le capitaine prit le pirate par les épaules et le plaqua contre le mur : « Vous nous avez piégés ! Je n’ai jamais voulu cela ! C’est vous les responsables de cette boucherie ! Cela vous plaît de vous battre, vous allez et venez, libres de tout engagement, d’un champ de ruine à un autre. Fils de la guerre, vous n’engendrerez vous-même que la destruction et la haine. Comment osez-vous festoyer avec nous ? »

Crowley regarda calmement le capitaine : « Nous avons réveillé les gens de Théramore, capitaine. Ils ont, vous avez, fait un choix, lorsque les nôtres se sont présentés à votre porte. Vous saviez alors confusément de quel côté vous êtes et resterez à jamais.

Vous avez simplement oublié le prix que nous payons tous, à être ce que nous sommes. Le prix de vos choix. Cameron avait raison : vous rouillez, ici, sous vos armures polies. Vous avez intérêt à vous réveiller pour de bon avant la suite. Nous ne serons pas toujours là pour protéger votre commandante
… »

Comme giflé, le capitaine relâcha son étreinte et laissa le pirate qui descendait le perron sans lui jeter un regard. Le capitaine posa son front sur la pierre rugueuse du mur. Le pirate avait raison, Théramore avait fait et ferait encore des choix et les paierait encore demain.

Crowley s’approcha d’une table, prit une chope, en versa cérémonieusement un peu de son contenu par terre et, croisant le regard d’un milicien, leva son poing tenant sa chope : « Aux Morts ! »

Le milicien, qui ne devait jamais avoir vu de Draeneï jusqu’alors se ressaisit et articula : « Aux Morts Glorieux ! »

« Ah oui, comme ils sont glorieux, les morts… » pensa Crowley. Le milicien n’avait pas du lever les draps de voile qui recouvraient nombre de ses compagnons. Le pirate s’éloigna déguster sa bière à l’écart. Saluant un de ses matelots en goguette avec une veuve point trop épleurée, il monta sur le chemin de ronde, embrassant du regard l’orée des marécages d’Âprefange. Ayant fini de boire, il jeta négligemment la chope de terre cuite par-dessus le muret et repensa aux combats de la journée…


Reprenez les quais !



De manière inexplicable, c’est Zacaries, en plein transbordement de lainages et de toiles sur un navire gobelin au large de baie du Butin, qui était allé trouver Crowley, avec qui il avait décidé d’aborder l’embarcation des marchands de Baie-du-butin : « Capitaine Crowley, il nous faut faire voile vers Théramore. J’ai une curieuse intuition. Le navire de Cameron doit croiser un peu plus au Sud de Tanaris en ce moment, mais on ne sera pas de trop avec lui aussi. »

Crowley avait songé à discuter, après tout le capitaine Zacaries était son égal et Théramore n’était pas parmi les cibles lucratives du moment depuis que la Fraternité du Pavillon Noir les avait décrétés intouchables. Mais quelque chose dans le regard habité de l’Elfe l’avait incité à opiner du chef. Les Draeneï savent qu’il est parfois bon de suivre les vents de la pensée aussi bien que ceux des mers.

Et en effet, les vents avaient favorisé les pirates, qui avaient rencontré peu avant leur entrée dans les eaux de Théramore le navire de Cameron. Celui-ci, pour une raison que ne donna pas son cousin, était resté à terre à Tanaris, mais le Nain accepta d’accompagner les deux capitaines. Ils hissèrent alors le pavillon de Théramore en plus de leur pavillon noir.

Le vent n’avait pas faibli et lorsqu’ils furent en vue du port de Théramore, ils purent voir les soudards de la horde investir la place forte, noyant la garnison dans un déluge de sauvagerie. Ce fut alors une course terrible pour aborder les quais avant qu’ils ne soient trop bien tenus. Déjà, des Elfes de Lune d’Argent accaparaient les batteries de canons sur les quais…

Les planches n’avaient pas été jetées sur le quai que les pirates se ruaient déjà à l’assaut : ils partaient littéralement à l’abordage des quais. Les soldats de Théramore, saisis d’un flottement, comprirent que les pirates leur venaient réellement à l’aide et engagèrent à leur tour une contre-attaque, s’organisant autour des flibustiers, dos à dos.

Ce fut le combat le plus terrible que connut Théramore depuis la venue de Thrall dans les lieux. Les Elfes de Sang, et les Trolls faisaient gicler la magie de bataille, les Orcs griffaient, mordaient et entaillaient les chairs avec sauvagerie, les Réprouvés et les Maudits couraient par-devant les soldats en déroute. Mais le troisième navire arrivait et les quais furent repris.

La bataille se propagea alors dans le reste de la cité, car nombre de combattants de la Horde se livraient déjà au pillage des maisons désertées, croyant la victoire assurée. Ils furent balayés et repoussés aux pieds des murailles intérieures.


Protégez Jaïna !



C’est alors que le capitaine de la garnison, un bras déchiqueté, avait surgi dans la mêlée et avait crié : « Protégez Jaïna, c’est après elle qu’ils en ont ! »

Un effrayant mélange d’acier et de flibustiers investit alors la Tour Maîtresse et le combat s’engagea marche après marche contre les sauvages guerriers de la Horde. La progression fut terrible, mais Jaïna, retranchée dans les hauteurs du donjon, faisait pleuvoir la mort arcanique sur ses assaillants, tenant en respect les combattants les plus enragés. Pris entre deux feux, les ennemis de Théramore succombaient les uns après les autres. Le sang ruisselait des marches, rendant glissante la progression de la garnison. Mais Jaïna était sauvée.

Sans plus d’espoir de victoire, quelques mercenaires se rendirent à Jaïna, celle-là même qu’ils avaient essayé d’abattre.

Arnis des Pitons du Tonnerre réussit à convaincre ses corsaires de baisser leurs lames, il n’était pas temps de se sacrifier inutilement. D’autres chemins attendaient encore les marins du Trident. Des Elfes de la Maison Celwë’Belore réunirent leurs compatriotes et rendirent leurs armes également, le regard flamboyant encore de l’ardeur de la bataille. Ce n’est que plus tard qu’ils apprirent que la Consulte de Lune d’Argent Dame Siana avait pu rassembler à l’extérieur des murs des rescapés Sin'Doreïs et ceux de sa Maison puis à se désengager. De sombres combattants rejoignirent le groupe des rescapés de la Horde qui se rendaient pour protéger leurs flancs.

Jaïna s’interposa entre eux et ses soldats, elle semblait redouter de voir enfreintes les règles de la guerre. Elle croyait encore à la loyauté et aux gestes nobles : « Ne les attaquez plus s’ils déposent leurs armes ! Obéissez, soldats ! C’est encore moi qui commande cette place ! »

Ses yeux flamboyaient et la magie crépitait encore le long de ses doigts.

Alors, la frénésie des combats à l’intérieur s’estompa et la vision de Théramore apparut aux combattants des deux bords. Le sol était jonché de cadavres de toutes races, le sang noir coulait lentement de mille corps différents. Les seuls gémissements des blessés coupaient désormais le silence de mort qui s’était abattu sur le donjon.


Le soir tombe.



Le soir était tombé. Jaïna avait relâché les combattants de la Horde qui avaient accepté de se rendre. Elle n’avait même pas essayé de les monnayer avec Thrall. Elle n’avait pas poussé son avantage.

Mais peut-être était-ce parce qu’elle n’avait pas conquis elle-même cet avantage et refusait celui que lui offrait la Fraternité de Pavillon Noir.

Les officiers pensaient qu’elle jouait son va-tout pour conserver la neutralité de Théramore et l’espoir de la Nouvelle Alliance. Mais bien des soldats murmuraient, regardant sombrement les combattants ennemis repartir d’où ils étaient venus, par les marais, un instant escortés par les pirates de Pavillon Noir.

Il y aurait une fête, pour sûr. Mais Jaïna n’y participerait pas. Elle resterait longtemps penchée sur son bureau, des cartes de la région sous les yeux, son regard allant sans cesse d’Orgrimmar à Théramore. Thrall l’avait-elle trahie ? Ou avait-il été impuissant à empêcher l’attaque ? Elle ne tarderait pas à apprendre le fin mot de l’histoire, afin de se préparer aux prochains évènements.

Jaïna serra le poing, le regard dur : elle ne laisserait plus Théramore subir sans répondre les assauts d’Orgrimmar. Elle espérait seulement que cette attaque ne serait pas suivie d’autres encore.


***


Varian Wrynn apprit le déroulement des évènements la nuit même. Il resta songeur quelques minutes et laissa échapper un « bah… » maussade.


***


Thrall restait pensif lui aussi. S’il se réjouissait pour Jaïna, il avait aussi contracté une dette qu’il lui serait pénible de rembourser, il en était d’ores et déjà convaincu.

Il devrait ensuite prendre position sur les évènements. Dans ces moments-là, sa charge lui paraissait encore plus lourde qu’à l’ordinaire. Mais il saurait réactiver ses contacts secrets avec Jaïna, lorsque les cœurs se seraient rassérénés.


***


A Baie-du-butin, l’Arbitre sentait ses mains trembler comme il s’approchait d’un tas de tissus informes et humides posé sur une table, d’où dépassait une main. Un des marins de son Consortium, rescapé de l’abordage de son vaisseau, leva un instant le tissu qui recouvrait également le visage du défunt et l’Arbitre, tombant à genoux, lança un cri qui glaça l’assistance et ses proches. Le cri d’un père à qui on ramène un fils.
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MessageSujet: Re: Saga des Mers du Sud et ambassades.   Ven 18 Juin 2010, 21:34

[Pfff, c'est juste énorme Rälkezad.

Tu sais très bien que peu lirons et encore moins comprendrons réellement l'histoire.

Mais cela fait exactement parti de notre vision du jeu.

Le bras n'est rien sans la tête, le JcJ extérieur sans le JdR.]
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MessageSujet: Re: Saga des Mers du Sud et ambassades.   Ven 18 Juin 2010, 22:54

Ne pas lire tout ça, ou pire, le lire et ne pas le comprendre, serait passer à côté d'une histoire très bien racontée et d'un background original !

Je ne peux qu'admirer le travail de Rälkezad qui a dû passer un temps précieux à tramer ce magnifique récit.

Et c'est pas pour faire de la lèche, c'est tout simplement BON.
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MessageSujet: Re: Saga des Mers du Sud et ambassades.   Sam 19 Juin 2010, 14:46

Eh bien merci ! drunken Vos compliments sont comme du nectar pour moi (vais prendre garde à ce qu'il ne monte pas à la tête), et m'encouragent à maintenir le cap.

Mais c'est pas tout ça, le prochain combat approche, qui verra peut-être se sceller un pacte entre les corsaires et une vieille et puissante famille de Baie-du-butin.
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MessageSujet: Re: Saga des Mers du Sud et ambassades.   Lun 21 Juin 2010, 11:08

En transition, pour nous reprendre, ce texte RP pour préparer l'annonce d'un nouvel event, que nous proposerons bientôt...




LE GOÛT DU SANG




Par la fenêtre, les Emissaires pouvaient apercevoir le Gobelin de pierre monumental bénir, les bras ouverts, les profits de Baie du Butin, tel un messie commercial.

A moins qu’il n’incitât à se recueillir pour le fils de l’Arbitre, qui avait péri lors de l’abordage de l’un des navires de son Consortium.

De toute manière, l’un pouvait très bien se concilier avec l’autre, devaient se dire les Emissaires, inspirés, qui venaient autant pour adresser les condoléances de leurs Consortiums respectifs au plus puissant Marchand de Baie-du-butin que pour avaliser une lettre de change ou s’entretenir de telle commandite d’armateur. Tout au plus leur ton était-il plus mesuré qu’à l’ordinaire.

L’Arbitre non plus n’avait pas relâché sa vigilance légendaire, dictant d’un ton sec à ses deux représentants commerciaux un taux d’intérêt à revoir ou une commande prioritaire à honorer. Les yeux du Cartel se posaient sur lui, s’attendaient à détecter une faille, une erreur, un signe de faiblesse. Dans le milieu, les requins restaient attirés par le goût du sang.

Le goût du sang, l’Arbitre l’avait en permanence à la bouche depuis ces trois derniers jours. Il avait senti ses forces l’abandonner lorsque l’un de ses employés avait ramené la dépouille de son fils, mais il s’était vite repris, sans vraiment savoir pourquoi. Le Jeu continuait, quelque soit la pièce que l’on perdait. A ce stade, l’enjeu dépassait la « simple » perte de sa descendance.

Le Gobelin survivant s’était caché dans la cale, à l’intérieur de l’une de ces caches censément trop petites pour vraiment permettre de se livrer au commerce détaxé mais suffisante pour dissimuler une valise diplomatique. Les pirates ne l’avaient pas trouvée. Être de petite composition avait ses avantages, et le rescapé passait pour un modèle réduit même auprès des gens de sa Race.

C’était lui qui avait ramené la dépouille avant que le navire, sabordé par les pirates, ne sombre à jamais dans les eaux des Mers du Sud. Il avait senti l’importance de ramener le fils de l’Arbitre, qui voyageait en tant que passager de marque dans les discrètes cabines des Officiers et avait pris le risque de surcharger la planche sur laquelle il s’était laissé dériver.

Cela n’aurait sans doute pas été possible si les deux navires pirates n’avaient pas précipitamment repris leur route vers l’ouest, sans raisons apparentes. La planche n’avait pas dérivé longtemps, la route maritime étant très empruntée. Un autre navire marchand de Baie-du-butin avait recueilli le vivant et embarqué la dépouille. Ils ne s’étaient pas attardés dès qu’ils avaient compris qu’un groupe de chasse de Pavillon Noir croisait dans les parages.

C’était aussi simple que cela. Nombre d’espions ou d’assassins auraient pu attenter à la vie de son fils, mais il n’avait été en fin de compte qu’une victime collatérale d’un abordage au hasard, une simple erreur du sort, de choix de navire. Une statistique que l’Arbitre avait qualifiée d’acceptable dans les derniers rapports mensuels du Consortium.

Le soir même, l’Arbitre veillait son fils. Il ne saurait même pas si la tractation avec les gnomes avait abouti. Il était le seul à avoir un contact direct avec ce groupe, il lui faudrait désormais des mois pour rattraper le coup. Il devenait presque inutile de continuer à parier sur cette option. « Aux Démons les gnomes ! » pensa avec fatalité l’Arbitre.

L’Arbitre sentait la situation déraper, les enjeux enfler et lui échapper. En d’autres circonstances, il aurait étouffé promptement l’incendie qui menaçait et aurait essayé de reprendre le contrôle, à tout le moins de se couvrir, mais il ressentait désormais une sorte de détachement contre lequel il ne cherchait même pas à lutter.

Il ne jouait plus pour son Consortium, qu’il ne lèguerait à personne. Il était devenu aussi dangereux pour le Cartel qu’un Maître de la Kapitalrisk. Sa position serait inévitablement remise en question si ses derniers agissements en venaient à être connus de ses pairs. Mais il avait encore le temps, juste le temps de mener l’opération à terme. Après, « advienne que pourra ! », il n’aurait peut-être même plus à rendre des comptes à ses partenaires.

Le Baron Revilgaz lui-même précipiterait sa chute aujourd’hui, si sa position devenait intenable. « Pas d’affaires louches dans ma ville ! » répétait-il obstinément.

L’Arbitre ricana : « Pas d’affaires louches dans ma ville ! Bien entendu, mon cher… »

Un rire silencieux, aussi grossier qu’inattendu lui monta des tripes, interrompant l’Emissaire qui discourrait à présent sur la douleur que son Consortium partageait avec lui.

Un instant interloqués, les deux représentants de l’Arbitre réagirent et congédièrent rapidement les autres Marchands « l’Arbitre est indisposé », calmant le représentant furieux, reportant les rendez-vous de la matinée.

« Laissez-moi, je n’ai pas de temps à perdre à écouter les condoléances des idiots ce matin », leur dit-il lorsqu’ils revinrent dans la salle de réunion. « Finissez sans moi cet après-midi. »

Oui, il lui faudrait accélérer la manœuvre maintenant que son fils, le seul en qui il avait eu confiance, ne pouvait jouer sa partition à quatre mains. Les actions qu’il ne pourrait mener lui-même devraient passer par des intermédiaires sans scrupules et qui ne poseraient pas de questions, qui se contenteraient de prendre l’or Gobelin si convoité… des marins, pour la rapidité et la nature des tâches à accomplir, mais qui ne soient pas Gobelins, pour qu’ils ne puissent reconstituer la trame...

L’Arbitre prit un air de plus en plus satisfait. C’était tellement évident. Son fils y aurait songé si vite lui aussi. Le goût de sang réapparut dans la bouche de l’Arbitre, en même temps que la colère et la haine.

En d’autres temps, il aurait refoulé ces sentiments parasites, qui ne pouvaient que nuire aux affaires telles qu’il les concevait alors. Mais à sa propre surprise, il se prit à laisser monter ces sentiments et à y puiser de nouvelles idées et une nouvelle tournure d’esprit. Le goût du sang redoubla dans sa bouche, mais il y prenait plaisir à présent, le savourait comme il pouvait parfois sucer de grosses cerises juteuses.

Il agita une minuscule clochette, qu’il reposa sur son bureau.

_ « Contactez cet Amiral de la Voile Sanglante et dites-lui que nous devons nous voir ; utilisez le canal crypté cette fois, que cela reste entre nous. »

Il avait du mal à parler, comme s’il avait la langue et les joues pâteuses, et chacun de ses postillons laissait des traces rouges sur les parchemins étalés devant lui. Mais tout à ses pensées, l’Arbitre n’en avait cure. Il se mit à rédiger une missive. L’oiseau noir saurait où aller pour toucher les destinataires. Oh oui, il ne se perdait jamais.
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MessageSujet: Re: Saga des Mers du Sud et ambassades.   Ven 02 Juil 2010, 15:55


Sable Rouge :


« Les pirates des Mers du Sud étaient autrefois des matelots fidèles à l'Alliance, plus particulièrement au royaume de Kul Tiras, dont je vous parlerai lors de ma prochaine leçon. Profitant du chaos et de la terreur semés par la Seconde Guerre, ces marins se rebellèrent et fondèrent une organisation de pirates connue sous le nom de Confrérie des Pirates des Mers du Sud. Si à l’origine l'organisation est fondée par des humains, elle s’ouvre aujourd'hui aux nains qui ont perdu leur honneur et le souvenir de leur père, les malheureux !

Voyageant sur toutes les étendues d'eau, ces pirates pillent ce qui leur tombe sous la main. Ils ont plusieurs grandes bases d'opération telles que les rivages aux alentours des grandes villes commerciales gobelines, bien qu'ils ne restent jamais sur place du fait qu'ils sont activement recherchés
… »

Ce cours n’en finirait jamais, pensait le jeune Cameron. Barlin Barbe-Blanche, le vieux professeur qui donnait des cours particuliers aux jeunes nains prometteurs et aux fils des bonnes familles de Menethil, devait avoir un réel fonds de cruauté pour lui imposer l’un de ses développements sur une organisation mineure et sans intérêt, qui ne semblait avoir pour activité principale que la vulgaire rapine, quand on n'envisageait pour le jeune Cameron qu'une vie faite de commerce, de richesse et d'honneur.

Cameron laissa ses pensées dériver, le terme était bien choisi, tant la vision du Port de Menethil l'intéressait plus que son cours. Quand donc le laisserait-on naviguer sur cette étendue d’eau si vaste qu’elle séparait les continents ?

« Jeune Nain, vous ne m’écoutez plus ! »

Cameron s’ébroua soudain, comme lorsqu’on émerge d’une rêverie et recala d’un geste machinal sa pipe d’écume entre ses dents. Le chef local des pirates devait avoir posé une question car il le regardait et semblait attendre de lui un commentaire.


Cameron avait du laisser une partie de son équipage croiser au large des côtes de Tanaris, afin de ne pas éveiller l’attention des navires gobelins du Port Gentepression, qui patrouillaient le long des côtes à la recherche des campements provisoires des pirates. Ses autres matelots passaient du bon temps et paressaient sur la plage en attendant la fin des tractations de leur Capitaine.

Cameron avait des sentiments ambigus sur les négociations que menait la Fraternité de Pavillon Noir avec les Pirates des Mers du Sud.

Il avait été choisi pour discuter avec ces pirates car entre tous, il avait une connaissance incroyablement complète des anciens marins de Kul Tiras, leurs coutumes et leur passé aussi compliqué qu’inexplicablement glorieux.

Cette mission avait été décidée avec Achillë, le Capitaine-Armateur qui commandait avec lui à la Fraternité tout entière ; seuls les timoniers Zacaries et Crowley n'avaient pu en être informés, car ils ne rentreraient pas de chasse à temps pour assister à la réunion.

C’étaient les Pirates des Mers du Sud eux-mêmes, via un de leurs contacts communs de la Voile Sanglante, qui leur avaient proposé cette rencontre. Être contacté par les Pirates des Mers du Sud était censé les combler par l’honneur qui leur était fait. L’une des plus anciennes organisations pirates des mers connues les avait remarqués…

« Il faut être aveugle pour ne pas nous remarquer », avait grommelé Cameron au Conseil.

En dépit de l’orgueil que manifestaient les Pirates des Mers du Sud, leur réseau était indiscutable, que ce soit par leur étonnante alliance avec leurs concurrents de la Voile Sanglante ou avec la Confrérie Défias ou encore leurs relations avec l’underground de l’Alliance en général.

Si pour avoir ses entrées auprès des Pirates des Mers du Sud la Fraternité de Pavillon Noir devait aliéner ne serait-ce qu’une partie de sa liberté, ils pourraient aller se faire voir, avaient estimé tous les Timoniers présents au Conseil, sous l'oeil approbateur d'Achillë et de Cameron. Mais chacun reconnaissait que cela valait tout de même le coup d’écouter les propositions des pirates.

Sur place, le chef des Pirates des Mers du Sud qui l’avait reçu dans son campement provisoire avait dans un premier temps avancé des propositions dans le sens de la mise en place d’une franchise des Pirates des Mers du Sud, ce qui avait fait bouillir de rage Cameron.

Oh ! Certes la Fraternité de Pavillon Noir pourrait continuer à battre pavillon noir, mais leur pavillon de chasse devrait être celui des Pirates des Mers du Sud, qui devraient recevoir un pourcentage des butins de chasse, avec la contrepartie de se voir attribuer des territoires de chasse correspondant peu ou prou à leurs terrains de prédilection actuels, moins Strangleronce ! C’était le bouquet !

Cameron allait naturellement les envoyer aux Démons, seule la présence massive des Pirates des Mers du Sud lui donnait à réfléchir sur les termes précis qu’il allait employer, quand le négociateur de l’autre côté avait reçu un message, qu’il était allé lire à l’écart. Cameron n’aimait pas les messages d’entre-négociations. Ils compliquaient tout, et ne faisaient que rarement évoluer les choses dans le bon sens.

Et en effet, depuis, les négociations se trainaient : la mise en place de la franchise ne semblait plus au goût du jour, mais sans raison apparente le chef des Pirates des Mers du Sud ergotait maintenant sur des détails protocolaires et de délégation.

Soit leur négociateur était subitement devenu idiot, soit le message recommandait de faire durer les discussions sans réelle avancée. Dans tous les cas, Cameron n’avait plus rien à faire à Tanaris.

Le matelot qu’il avait envoyé faire un signal à leur vaisseau était revenu sans avoir pu prendre contact avec le reste de l’équipage, qui semblait avoir quitté les zones indiquées par leur Capitaine. Il n’avait pu laisser qu’un message crypté à l’un des contacts de la Fraternité en poussant jusqu’au Port Gentepression, lequel s’arrangerait pour le transmettre au navire de Cameron. Dans ce message le capitaine demandait à son cousin de mouiller sur la plage du Bout-du-Monde, où il pensait le rejoindre avec ses matelots dès qu’il trouverait un prétexte pour mettre fin aux négociations.

Cameron s’était demandé ce que pouvait bien ficher son cousin, à qui il avait confié la direction du navire… mais il n’avait d’autre choix que de continuer à faire semblant de s’intéresser. Cameron n’aimait pas faire semblant et lorsqu’il s’ennuyait, fatalement il s’endormait : « Oui, bon, heu… hum ! Nous pourrions discuter de cela après un bon plateau de fruits de mer ! Les discussions, cela me creuse l’appétit ! Vous avez aussi de la bière ? (Bon sang, si mon père me voyait…) »

Son interlocuteur ne tiqua pas et sembla au contraire puiser dans le rôle de composition de Cameron un certain soulagement.


***


Dans la cabine des officiers du Trident du Fou, l’heure était aux décisions. Sanivar récapitulait :

_ « Ce n’est pas la première fois que ce drôle d’oiseau nous confie une mission. Celle-ci me paraît cependant s’écarter des voies ordinaires des Consortiums du Cartel. Cela sent davantage les bonnes vieilles méthodes de Kezan ou même de la Kapitalrisk, cette façon de commanditer des assassinats.

Bon, ceci mis à part, cela nous permettrait de venger nos pertes de la bataille de Théramore. Même si j’aimerais bien savoir comment un des patrons du Cartel peut avoir connaissance du lieu d’une réunion secrète entre les Pirates des Mers du Sud et Pavillon Noir
. »

Arnis écarta d’un geste de la main l’oiseau noir qui semblait s’intéresser à ses doigts, sautillant sur la table et jouant avec la patience du druide : « Nous avons des devoirs envers nos marins disparus. Si nous avions appris par nous-mêmes la tenue de cette réunion, nous aurions pu nous-mêmes décider de frapper, en représailles de ce qui s’est produit à Théramore. Que l’information nous soit servie par un gobelin n’est pas sans importance, mais il ne s’agit pas de contracter une dette envers notre commanditaire ; au contraire nous serons payés.

Pour moi l’affaire ne soulève pas encore de difficultés. Nous avons honoré nos morts, il s’agit maintenant de les venger, ce qui est une autre manière de les honorer. Si pour cela il nous faut aller à Tanaris, eh bien soit. La récompense du Prince Marchand est suffisamment conséquente pour pallier le temps passé à naviguer et à combattre plutôt qu’à saisir des produits de contrebande.

Et puis, cette fois nous ne pourrons pas être défaits. Les Pirates des Mers du Sud sont des pillards sans honneur, qui fuient dès que la partie semble compromise et qui n’hésiteront d’ailleurs pas à se retourner contre les pirates de Pavillon Noir. Quant à Pavillon Noir, ils ne disposeront à ce que je comprends que de la moitié d’un équipage. D’après nos informations, les trois navires pirates mouillent encore dans la rade de Théramore. Dans le doute, nous laisserons quelques uns de nos hommes renforcer les postes de surveillance du Port Gentepression... Cet oiseau va-t-il me laisser tranquille ou devrai-je l’aplatir sur la table ? Non, Woden, nous en avons besoin pour accuser réception de la mission.

Dans ces conditions, je propose de mettre le cap sur Tanaris
. »
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MessageSujet: Re: Saga des Mers du Sud et ambassades.   Mer 07 Juil 2010, 13:20

Fiche technique de la rencontre Sable Rouge :



Phase n° 1 : Cameron est à la Crique des Gréements, dans le camp des Pirates des Mers du Sud. Avec lui, 9 de ses confrères pirates. Ils représentent le groupe qui palabre avec les Pirates des Mers du Sud.

L’évènement commence lorsque 11 matelots (mais pas plus) du Trident du Fou surgissent par la Plage des Déferlantes au Nord. Les Pirates des Mers du Sud agissent en petites mouches du coche, puisqu’ils attaqueront sans distinction les deux groupes.

L’objectif est de créer un léger déséquilibre qui rende fondamentale l’étape n° 2, qui commence 5 minutes après le début de la rencontre :


Phase n° 2 : il s’agit de l’intervention du reste de l’équipage de Cameron (environ 6 joueurs supplémentaires), qui doit récupérer le message laissé au Port Gentepression.

Au port les attendent de pied ferme 5 membres du Trident.

Seuls les survivants (et non l’ensemble de l’équipe des vainqueurs) des combats du Port Gentepression sont autorisés à renforcer les combattants à la Crique des Gréements. Les autres ressuscitent mais ne font qu’assister, attendant les phases suivantes comme suit.


La phase n° 3 débute à la fin des combats de la Crique des Gréements :

- Si c’est le Trident du Fou qui l’emporte (c'est-à-dire que tous les pirates de Pavillon Noir meurent) :

L’ensemble des participants de Pavillon Noir, après avoir ressuscité à partir du Nord du Rivage de Brisesud retraite, sans monture mais en courant vers la Plage du Bout-du-Monde.

Au même moment (une coordination TS sera nécessaire) les survivants du Trident du Fou et seulement eux (les ressuscités des combats du Port Gentepression ne participent pas à ces combats) se lancent à leur poursuite à partir du Sud de la Crique des Gréements, avec possibilité de monture cependant, afin de tuer le plus de pirates de Pavillon Noir possible avant qu’ils n’aient atteint la Plage du Bout-du-Monde.

A cette nuance près que les montures ne peuvent être utilisées sur l’eau avec le passage de givre collectif des DK (n’abusons pas).

Les pirates qui retraitent ne peuvent pas engager le combat, l’issue des combats de la Crique des Gréements ayant déterminé que la phase n° 3 les verrait fuir.

Seules peuvent être utilisées des techniques « incapacitantes mais non létales » telles que Peur, Chaîne de glace, et autres pièges, ainsi que des soins pour pérenniser la retraite.

Les pirates qui atteignent la Plage du Bout-du-Monde ne sont plus attaqués.


- Si c’est Pavillon Noir qui l’emporte (c'est-à-dire que tous les corsaires du Trident du Fou meurent) :

L’ensemble des participants du Trident du Fou, après avoir ressuscité à partir du Sud de la Plage des Déferlantes retraite, sans monture mais en courant vers le Port de Gentepression.

Au même moment (une coordination TS sera nécessaire) les survivants de Pavillon Noir et seulement eux (les ressuscités des combats de la Crique des Gréements ne participent pas à ces combats) se lancent à leur poursuite à partir du Nord de la Crique des Gréements, avec possibilité de monture cependant, afin de tuer le plus de corsaires du Trident du Fou possible avant qu’ils n’aient atteint le Port de Gentepression.

A cette nuance près que les montures ne peuvent être utilisées sur l’eau avec le passage de givre collectif des DK (n’abusons pas).

Les corsaires qui retraitent ne peuvent pas engager le combat, l’issue des combats de la Crique des Gréements ayant déterminé que la phase n° 3 les verrait fuir.

Seules peuvent être utilisées des techniques « incapacitantes mais non létales » telles que Peur, Chaîne de glace, et autres pièges, ainsi que des soins pour pérenniser la retraite.

Les corsaires qui atteignent le Port de Gentepression ne sont plus attaqués.



Commence alors la phase n° 4 :


- Si les combats ont lieu sur la Plage du Bout-du-Monde :

Les pirates de Pavillon Noir qui ont survécu à leur retraite combattent alors l’ensemble des corsaires du Trident du Fou, poursuivants et ressuscités des combats précédents.


- Si les combats ont lieu au Port de Gentepression:

Les corsaires du Trident du Fou qui ont survécu à leur retraite combattent alors l’ensemble des pirates de Pavillon Noir, poursuivants et ressuscités des combats précédents.


L’issue du combat final détermine le vainqueur de la rencontre.




Je pense proposer comme date la fin de la semaine prochaine. Il faut simplement pouvoir compter sur 16 participants de part et d'autre. Les effectifs sont prévus de manière à ne pas nécessiter trop de volontaires.

Le second effet kiss-cool c'est que chaque combattant comptera pour beaucoup, comme une sorte de combat d'arêne. La technique aura la part belle et le déséquilibre est très léger. Cela devrait permettre en présence d'équipes équilibrées de faire des combats extrèmement tendus.

Je suggère pour ma part que la dream team 5c5 soit particulièrement présente, puisqu'elle formerait une ossature de discipline et d'équipement sur laquelle les autres joueurs pourraient s'adosser. De par leur nature, les combats ressembleront à de l'arêne en sauvage, où l'agro de quelques pirates PNJ de trop peut se révêler handicapant. Un challenge technique donc, les rencontres se suivant et ne se ressemblant pas.





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