Le Trident du Fou

Guilde JcJ/JdR Culte de la Rive Noire
 
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 Saga des Mers du Sud et ambassades.

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Rälkezad

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MessageSujet: Re: Saga des Mers du Sud et ambassades.   Ven 24 Sep 2010, 07:26

Et comme j'suis un "guedin" comme disent certains "djeun's", je lance un texte intermédiaire.

Et tadan ! la suite ouvre sur... alors, non, ce ne sera pas la "Saga des Pins Argentés", ni les "Chroniques de Terdein", quoique cela sonne pas mal... bref, on trouvera bien, à un moment ou à un autre. Ce qui est sûr, c'est que cela ouvre sur ma deuxième contribution au JdR de l'équipage.




Une nuit sur le pont du Trident du Fou :




Arnis avait commencé à oublier depuis combien de temps il était retourné sur le Trident du Fou pour servir en tant qu’officier en second. C’était l’une des sensations qui disparaissait en premier, lorsqu’on devenait matelot du Trident du Fou, la sensation du temps qui passe.

Est-ce que certains matelots se rendaient seulement compte des années qu’ils avaient passé à briquer le pont, hisser les voiles, scruter l’horizon, leurs cheveux s’imprégnant de sel, leurs yeux s’habituant peu à peu à discerner chaque aspect de la houle ?

Parfois, les combats se faisaient rares. Parfois, le Trident du Fou entrait dans un période irréelle et hors du Temps.

Entre chaque arrêt dans un port ou un autre, la vie ne semblait alors plus qu’une parenthèse au milieu de l’immensité des océans et des Mers du Sud. A moins que ce ne soient les escales qui devenaient irréelles, tous ces gens différents, inconnus, bavards, inutilement frénétiques, toutes ces couleurs qui blessaient les yeux…

Même lorsqu’ils faisaient de l’eau sur la côte ou qu’ils découvraient une cache de contrebande, le temps ne reprenait pas toujours ses droits sur eux. Il leur arrivait de ne croiser personne pendant des semaines, de se servir dans des provisions d’étrangers et de pirates sans avoir rencontré âme qui vive.

Dans ces moments, même les mousses et les pieds tendres apprenaient plus vite. La moindre parole claquait dans les éléments et répondait à un besoin. Hors il arrivait que des heures passent sans qu’un mot n’ait besoin d’être échangé.

Dans ces moments-là, au cœur des murmures incessants de l’eau, des choses étranges pouvaient se produire. Des voix prononçaient des paroles que certains entendaient et d’autres non.

Certains ne résistaient pas et se mettaient à chanter un air ou un autre pour ne pas devenir fou. Si un compagnon avait de la sympathie pour le chanteur, un tambourin ou une guimbarde se joignait au chant, pour apaiser l’angoisse ou la peur.

D’autres encore aimaient sentir monter la folie, comme un verre d’alcool brûlant qui pouvait déborder ou l’ivresse bien après les derniers verres de trop. Quoi de plus désirable que de devenir fou sur son Trident ? Une légende colportée parmi les plus anciens matelots voulait que le Fou fût en fait incapable de s’exprimer à une personne saine d’esprit, que seul un matelot pris de folie pouvait entendre ses ordres ou ses conseils.

Le Trident avait perdu de la sorte trois matelots ; deux avaient disparu en pleine nuit, sans que le moindre signe de ce qui avait pu se produire ait été perçu. Un autre avait pris ses armes et s’était rué sur l’officier Sanivar par un de ces après-midi suffocants qui faisaient blanchir le pont comme le squelette d’un monstre marin. Woden avait du le sabrer sur le pont, devant les autres matelots. Un mousse avait passé le reste de l’après-midi à briquer le pont sous le regard du Timonier, qui avait gardé sa lame appuyée au rebord de la barre.

***

Arnis des Pitons du Tonnerre, qui avait toujours été en phase avec les cycles de la Nature était plus que tous les autres sensible à l’entrée dans ces périodes hors du Temps.

Il savait trop bien ce que ces périodes annonçaient. L’œil du cyclone. Le calme avant la tempête. L’heure du Fou.

Son sommeil devenait plus léger, il entendait plus que les autres également les chuchotements du Fou, sans même les rechercher.

Après l’heure du Fou, l’heure du Loup.

Arnis se réveilla en sursaut, le corps glacé. Il était paralysé sur sa couche. Le halètement d’un Worg résonnait dans sa cabine.

Immédiatement, le halètement se tut. Arnis put enfin se relever. La porte de sa cabine était entrouverte, l’odeur des côtes des Tarides, un mélange de poussière et d’herbes sèches lui montait au nez mais il y avait aussi autre chose.

La lune était gibbeuse ascendante et le pont était éclairé comme en plein jour. Arnis passa devant un matelot endormi devant la porte du quartier des officiers. Un autre matelot, endormi lui aussi, était affalé sur la barre.

Il était là. Lui. Le Capitaine. Avant qu’Arnis ait pu ouvrir la bouche, un chuchotement siffla :

« Laisse dormir l’équipage. Ils sont de permission hors de ce monde. C’est à toi que je souhaite parler, Druide.

Après vous être divertis en Tanaris, vous ferez voile vers le Creux de la Côte Nord, aux Pins Argentés. Tu t’es longtemps demandé pourquoi je ne donnais pas le signal pour t’autoriser à chercher Terdein aux Pins Argentés, quand tout indiquait que c’était là-bas qu’il vous faudrait pister sa trace. Tu en as même laissé de côté tes recherches et tu t’es occupé à la guerre.

Sache que le temps de l’attente est fini. Tu retourneras bientôt au Donjon de Fenris, Arnis. De là, tu suivras la piste du Sang. Sache que seuls ceux qui endosseront ton Mal pourront te suivre. Les autres ne sauraient se joindre à ta quête.

Ne te trouble pas, le Mal sait choisir son porteur. J’ai toute confiance en lui.

_ Qu’est-il advenu de Terdein ? Que ferait-il sur l’Île de Fenris ?
»

Mais le Fou s’en était allé. Les cris du Tauren avaient réveillé les matelots, qui reprenaient leurs postes respectifs.

« Vous ne dormez pas, mon Officier ? » demanda le matelot Whestiane de sa voix râpeuse.

« Si, j’y retourne ; demain la journée sera longue. De durs combats nous attendent à Tanaris. Gardez l’œil ouvert, matelot.

_ Pour sûr ! On dirait que nous sommes sortis de la mélasse, hein Officier Arnis ? Avant un combat, on se sent plus vif que jamais.

_ Oui, c’est souvent comme cela après une de ses visites…

_ Mon Officier… ?

_ Laissez tomber. Dites au matelot de barre de garder le cap Sud-Sud-est toute la nuit. Je souhaite arriver sur la Plage des Déferlantes au petit matin, mais sans avoir à longer trop longtemps les côtes. Les gobelins sont nerveux ces derniers temps.

_ A cause de Théramore… ?
» lança Whestiane.

Arnis s’était déjà engagé dans le quartier des officiers mais il se retourna et pensa au drôle d’oiseau noir qui n’avait pas arrêté d’essayer de lui piquer les doigts.

_ « C’est cela, matelot… »


Demain serait une dure journée. Mais les jours qui suivraient ne le seraient pas moins. Le trajet serait long avant d’atteindre les côtes des Pins Argentés.





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Rälkezad

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MessageSujet: Re: Saga des Mers du Sud et ambassades.   Ven 24 Sep 2010, 07:27



Le Pacte de la Nouvelle Lune :



Rälkezad ignorait les cris de terreur et les suppliques des victimes, il émergeait des fumées du champ de bataille, plusieurs goules autour de lui. Nul ne survivrait sur son chemin de mort…

Dans sa tête, un sentiment de vide et de froide satisfaction. Et de puissance.

Le Chevalier de la Mort se réveilla en sursaut et il lui fallut de longues minutes passées à écouter les bruits de l’océan avant de se persuader qu’il ne servait plus le Roi-Liche. Que cette période de son existence était révolue, qu’il ne connaîtrait plus ce sentiment de vide, d’invulnérabilité, de puissance… Les visions des batailles dont il était sorti victorieux se dissipèrent. L’odeur de fumée fut remplacée par celle de l’iode. Et le goût de la défaite emplit sa bouche d’une humeur bilieuse.

Le Chevalier tourna lentement la tête vers la porte de la cabine. De ses orbites glacées jaillissait la colère. Son visage se crispa comme les images de la dernière bataille contre les pirates lui revenaient en mémoire.

Il était resté au Port Gentepression avec quelques-uns de ses compagnons. Arnis les avait disposés là, pour intercepter un éventuel messager des pirates qu’ils s’apprêtaient à attaquer. Si un coursier de Pavillon Noir avait la mauvaise idée de s’arrêter ici, il ne serait pas déçu de la halte.

Accoudé à la petite muraille de pierre, il regardait avec suffisance celui dont il savait qu’il était porteur du message que Cameron, l’Ennemi, voulait sans doute transmettre. Le lieu de mouillage de son navire…

Ses compagnons étaient attablés avec autant de suffisance à la terrasse de la gargote de front de mer, leurs armes posées sous la table.

Alors, viendraient-ils ? Se jetteraient-ils dans le piège tendu par le Trident et leur mystérieux informateur ?

A la plage des Gréements le combat avait déjà du commencer. Peut-être était-il même déjà fini. Pris par surprise, les pirates qui entouraient Cameron ne devaient pas avoir posé de difficultés.

Quant aux Pirates des Mers du Sud, ils s’enfuiraient sans demander leur reste, sans hésiter à trahir leurs « frères pirates ».


Rälkezad avait été tiré de sa rêverie par le bruit d’une table renversée ; ses compagnons brandissaient leurs armes mais il était déjà trop tard. Les pirates n’étaient pas venus de la Mer mais ils étaient entrés subrepticement dans le port par la terre. Le combat était perdu avant de commencer et l’ennemi, en surnombre, les prenait de cours.
Rälkezad criait « Retraitez ! Corsaires, préservez vos vies ! Rendez-vous aux ruines ! »

Ils se frayèrent tant bien que mal un chemin jusqu’aux ruines ; les pertes étaient terribles. La dernière vision du Port Gentepression que le Chevalier de la Mort garderait serait celle de l’un des corsaires, abattu avant même de s’être rendu compte que le combat commençait, une tige de bois dans le dos, un verre intact dans la main et la tête posée sur la table.

Aux ruines d’Ombres-du-Zénith, d’autres marins du Trident les accueillirent, certains cruellement blessés. Seuls ceux qui avaient été en mesure de courir vite en avaient réchappé.

Arnis échangea avec Rälkezad un regard sombre. Son visage était parcouru d’une profonde cicatrice encore suintante. Un autre corsaire se faisait bander son visage entièrement et la gaze rougissait à vue d’œil. Idem la guérisseuse tremblait alors qu’elle essayait encore une fois de refermer une plaie sur le cou de l’un de ses compagnons.

Arnis n’avait pas eu besoin de dire qu’ils avaient essuyé une lourde défaite. La cuirasse d’Angellu était fendue en plusieurs points, un liquide noirâtre en coulait. Plus loin, certains des combattants de la Sombre Assemblée qui avaient tenu à accoster au port Gentepression se tenaient réunis ; ils avaient encore le regard farouche mais ils savaient eux aussi que ce jour ils ne connaîtraient pas la victoire.

« Comment était-ce possible ? » se demandait avec consternation le Chevalier de la Mort. « Nous ne pouvions que vaincre. Avons-nous été trahis ? Mais par qui ? »

Rälkezad n’eut pas le temps de se poser d’autres questions ; les veilleurs annonçaient l’arrivée prochaine des pirates, qui leur donnaient la chasse comme s’ils avaient décidé d’en finir avec le Trident.

Rälkezad regarda les blessés, dont l’état de certains empirait à vue d’œil. Il échangea avec Arnis un autre regard…


***


Les orbites du Chevalier de la Mort s’éteignirent ; combien de ses camarades gisaient à présent sur le sable des ruines d’Ombres-du-Zénith ? Leurs dépouilles serviraient de pâture aux vautours et aux bêtes du désert et des montagnes, qui descendraient pendant la nuit.

Le Trident se remettrait-il de cette défaite ? Ils avaient été à peine assez nombreux à reprendre la Mer pour pouvoir manœuvrer le Trident. Les membres endoloris de l’équipage ce soir-là montrèrent combien de matelots manquaient à l’appel.


Maintenant, les heures sombres amenaient de nouveau les questions. Auraient-ils connu la défaite si la Puissance du Roi-Liche l’avait encore soutenu ? Leur défaite avait-elle été programmée ? Un traître se tenait-il parmi eux ?

Ou se tenait-il parmi ceux de l’équipage qu’ils s’apprêtaient à récupérer sur l’Île de la Dispute. Un grondement sortit de la gorge du Chevalier. L’Île allait-elle mériter son nom ?

La nuit était bien avancée et Rälkezad refusait obstinément d’accepter la défaite ou la torpeur.

C’est alors qu’un autre souvenir, brumeux, lui vint ; une autre nuit… une autre défaite, contre les créatures des forêts des Pins Argentés cette fois, en un temps où il n’était qu’un Réprouvé comme tant d’autres, mais déjà corsaire, sur un autre navire. Le souvenir se précisa, celui de la morsure, des compagnons tombés sous les crocs, d’une ferme hantée…

Le mot ! Oui, le mot qui avait enfermé la bête pouvait le délivrer. Il ne l’avait jamais connu lui-même, ou bien l’avait-il oublié ? Un antique langage, redécouvert par un mage déchu, aujourd’hui entouré de bêtes.

Une nouvelle force ! Voilà ce dont avaient besoin ses compagnons. Voilà ce qu’il apporterait à ses nouveaux frères. La puissance du Roi-Liche rendait esclave, mais celle des Worgens pouvait encore apporter la force qui manquait au Trident.

Arnis savait des choses. Des choses qu’il refusait de dire, même à la table des officiers. Lorsqu’on en venait à parler de Terdein, le Second disparu, le druide se mettait à marmonner des paroles inintelligibles et à se passer la main sur le visage. Il parlait de prix à payer plus terrible qu’on ne l’imaginait, de pacte qui coûtait plus que ce que l’on pouvait vouloir payer…

Mais les druides étaient timorés quand il s’agissait de puissance. Quel prix plus terrible à payer pouvait effrayer un Combattant d’Achérus arraché aux griffes du Roi-Liche ? Les druides étaient plein de préjugés… contre-nature ? Quel être pouvait être plus contre-nature qu’un Réprouvé relevé Chevalier de la Mort ?

Rälkezad se leva complètement de sa couche et ouvrit brutalement la porte, exalté par un son qu’il n’avait pas entendu depuis longtemps. Si Arnis ne voulait pas montrer le chemin, alors Rälkezad n’hésiterait pas, lui.

Ce n’était pas sur l’Île de Fenris que Rälkezad trouverait les réponses, mais bien à Ombrecroc ! Il forcerait le Mage à prononcer le mot. Alors Rälkezad libèrerait la Bête. Et le Trident trouverait une nouvelle source de puissance, à même de balayer ses ennemis !

Rälkezad sortit et monta sur le pont. Quelqu’un riait à gorge déployée sur le pont supérieur. Quel pouvait être le matelot dément qui riait de la sorte, une nuit de deuil comme celle-ci ?

Mais sur le pont, aucun membre d’équipage ne riait. Une torpeur semblait être tombée sur les veilleurs. Le Chevalier de la Mort tournait son regard vers tous les coins sombres, mais nulle trace du rieur.

Aussi soudainement que le rire avait retenti, il s’éteignit.


***


Sur sa couche Arnis ouvrit brusquement les yeux dans le noir.


***


En un autre lieu, un vieillard laissait porter son regard au-delà de la statue tutélaire, vers le large, un goût de sang dans la bouche et des voix plein la tête.


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Rälkezad

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MessageSujet: Re: Saga des Mers du Sud et ambassades.   Ven 24 Sep 2010, 07:28



Le crépuscule des Cartels :




Les mères pleuraient, effondrées autour de la chapelle ardente dressée en l’hôtel particulier de l’Arbitre.

Pas moins de trente-deux corps sans vie reposaient le long des grandes salles.

Baie-du-Butin était frappée dans sa chair, il n’était plus une famille de la ville qui n’avait été frappée par le deuil.

Depuis que l’un des chefs les plus importants de la Confrérie de Pavillon Noir avait été attaqué en pleine réunion secrète en Kalimdor, les attaques de convois marchands étaient devenues si fréquentes qu’il paraissait évident que le seul appât des pillages ne pouvait expliquer la férocité des pirates.

Pavillon Noir… Oui, leurs exactions sonnaient comme une vengeance. Mais qui pouvait savoir que les évènements de Tanaris avaient été préparés ici-même et qu’après avoir semé le vent de la colère les gobelins récoltaient la tempête ?

L’Arbitre, le regard fiévreux, avait mis son hôtel particulier à la disposition des familles pauvres de Baie-du-Butin et recevait les familles éplorées qui payaient le prix du sang. Il y avait gagné une popularité certaine et chacun se souvenait qu’il venait de perdre lui aussi son fils, dans les mêmes circonstances.

Le Baron Revilgaz lui mangeait dans la main, l’appelant le « consolateur de leur race ». Oubliés, les soupçons, disparus, les regards aigus… les autres membres des Consortiums lui avaient même offert de quoi payer des mercenaires afin de rendre les coups portés.


Bientôt Baie-du-Butin n’aurait d’autre choix que d’armer de vrais navires de guerre pour escorter les marchands. De nouvelles lettres de marque seraient octroyées.

Car la population murmurait de plus en plus fort contre les anciennes façons des Consortiums de gérer le fléau de la piraterie.

Des gobelins auparavant dociles se donnaient à présent des airs belliqueux. Ce matin même, les frères de huit disparus, dont les corps n’avaient pu être repêchés, étaient venus se recueillir sur les corps et avaient juré de les venger.


Oui, les gobelins de Baie-du-Butin se tournaient de plus en plus vers d’autres symboles que la statue monumentale, qui ne pensait qu’aux bénéfices.

Un changement se profilait.
Les premiers à en pâtir seraient les misérables de la Voile Sanglante.
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Rälkezad

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MessageSujet: Re: Saga des Mers du Sud et ambassades.   Ven 24 Sep 2010, 07:28

Fiche technique du crépuscule du Cartel :




L’Arbitre veut encore plus de sang, mais cette fois, ce sera celui des pirates de la Voile Sanglante et de quiconque sera assez fou pour leur venir en aide.

Grâce aux cotisations des Consortiums de Baie-du-Butin, il a fait lever par le Baron Revilgaz de fortes troupes de mercenaires et d’irréguliers afin de mener une attaque d’envergure dans les zones habituellement tenues par la piraterie des Mers du Sud.



La rencontre se déroulerait comme suit :


A noter : Pavillon Noir a manifestement besoin de challenge : notre dernière défaite a du donner à penser que l’ennui guettait les redoutables pirates. Aussi, je me suis ingénié à leur proposer un défi à leur hauteur, mais qui soit jouable et possiblement amusant malgré tout.

Enjoy !



Tout d’abord, il s’agirait d’une rencontre chronométrée, durant laquelle la capacité à gérer, contrôler, résister de Pavillon Noir serait mise à l’épreuve de la capacité à tuer des assaillants.

A l’issue d’ 1h30 de combats acharnés, si au moins deux des trois navires de la Voile Sanglante sont toujours tenus par Pavillon Noir, la victoire sera leur et la Voile Sanglante se sera repliée en bon ordre face aux attaques des mercenaires de Baie-du-Butin.

Par tenir, il faut comprendre que même si les combats font rage, des membres de Pavillon Noir doivent encore se trouver sur deux au moins des trois navires.



- Phase 1 : prise de la plage . Les combattants de Baie du Butin (Horde donc, hé hé…) se dirigent depuis le Nord du Rivage Cruel vers les deux campements des pirates de la Voile Sanglante au Sud.

Les premiers combats se déroulent nécessairement au Sud : nettoyer les rives est un pré-requis avant d’engager les pirates de la Voile Sanglante sur les îlots plus loin.

La subtilité dans le déroulement des combats de cette phase est constituée par le handicap des pirates (et de Pavillon Noir surtout, on n’empêchera pas la Voile Sanglante de repop) : un mort ne revient pas se battre après avoir ressuscité, mais court rejoindre les îlots attenants aux trois navires de la Voile Sanglante.

Comme les assaillants sont censés être nombreux, financés par les sociétés des gobelins qui en ont assez de se faire aborder leurs navires par les pirates, les vagues d’assaillants n’ont pas de contraintes de résurrection.

Lorsque (si) la phase 1 est accomplie avec succès par les assaillants, la phase 2 peut commencer.



- Phase 2 : nettoyage des îlots…


Cette phase ressemble à la phase 1 ; même statut de pré-requis pour avoir le droit d’investir les navires de la Voile Sanglante.

Même contrainte pour Pavillon Noir, à la différence près que les morts peuvent et doivent monter sur les navires en question et, s’ils en ont la possibilité, peuvent lancer des attaques à distance depuis les navires.

Il va de soi que lors de leur résurrection, les pirates qui doivent rejoindre le navire risquent d’être pris à partie dans les combats ; il leur sera demandé de ne pas re-participer au combat mais de fuir vers les navires.

Si leurs attaquants comprennent la situation des pirates ressuscités, ils changeront promptement de cible, afin de frapper les vrais ennemis qui ralentissent la progression de leurs alliés (en effet il ne sert à rien de cogner sur des barres de vie supplémentaires).

Les assaillants ne peuvent attaquer les navires que lorsque les îlots sont vierges de pirates P-J. Tous les îlots, naturellement. Tout aussi naturellement, les pirates seront priés de ne pas décider de fuir à la nage vers des endroits éloignés des îlots puis de revenir subrepticement réoccuper l’un des îlots ; leur éloignement serait alors considéré comme une fuite et une mise hors combat.


Et c’est là que commence la phase technique de la rencontre.

Dès avant le début des combats, les pirates de Pavillon Noir auront établi trois groupes distincts pour défendre les trois navires de la Voile Sanglante.

Ainsi, dès qu’un pirate meurt et rejoint un navire, il rejoint celui qui lui a été assigné.

Lorsque (si) la phase 2 est accomplie avec succès par les assaillants, la phase 3 peut commencer.



- Phase 3 : la prise des navires de la Voile Sanglante.


Cette phase voit enfin des contraintes venir contrebalancer les avantages initiaux des assaillants, en plus du temps qui passe.

En effet, il ne sera pas question de regrouper tous les assaillants et de poutrer à trois reprises trois navires différents dont les défenseurs auront été au préalable divisés.

Non. Les assaillants se répartiront eux aussi en nombre égal les navires qu’ils pourront attaquer.

Là encore, un pirate mort est un pirate qui ne prend plus part aux combats. Soulignons encore une fois le côté « attrition » du challenge de Pavillon Noir et sa capacité à durer, résister et se battre jusqu’au dernier.

Je ne pense pas limiter le nombre d’assauts autorisés pour les assaillants, puisque selon moi le déroulement de la rencontre devrait méchamment presser les assaillants au niveau du nombre de tentatives rendues possibles par les wipes. Si Pavillon Noir tient un certain temps les plages du Rivage Cruel et que cela s’asticote un peu sur les îlots, alors les assaillants ne pourront pas indéfiniment tenter de prendre les navires.


A la fin des 1h30 de combat, la victoire est accordée à l’une des factions en présence.



N.B. : une pause dans le décompte sera effectuée entre les phases, afin de permettre aux joueurs de Pavillon Noir de ressusciter et de régénérer, parce que leur handicap de rencontre est suffisamment intéressant sans qu’il soit besoin d’en rajouter.

La pause de décompte entre chacune des phases sera annoncée par un des arbitres de la rencontre.

En revanche ce sera Pavillon Noir qui redonnera le signal des combats en lançant des fusées en l’air.

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Rälkezad

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MessageSujet: Re: Saga des Mers du Sud et ambassades.   Mar 05 Oct 2010, 07:28

Or donc : rencontre prévue pour le 17 octobre contre Pavillon Noir (suite à un report) ; mêmes conditions que la dernière fois, RDV à 21h à la sortie de Baie-du-Butin, fiche technique valable en lien sur l'autre sujet FURIE.

En espérant que nous saurons tenir notre mobilisation face à un ennemi mouvant et reporteur (bon, d'accord, cela arrive à tout le monde).
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Lempika



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MessageSujet: Re: Saga des Mers du Sud et ambassades.   Lun 18 Oct 2010, 01:03

Un event fort sympathique que tu nous a proposé Rälkezad, Merci !!!
Et merci à tous les participants du trident et autre assoiffé de sang...

Je pense pouvoir affirmer qu'on y a tous pris pas mal de plaisir. (Et perdu de la répute Wink )
L' Handicape et le time-in était plutôt bien pensé aussi.
On à bien fait d'interdire les Bumps sinon ça aurait était super nul. (Nos druides ont utilisé leurs sort, mais en annulant le bump par l'intermédiaire de la glyphe).

Lempika (La naine qui a perdu son bateau No)
(Une erreur de stratégie et une déco d'un heal juste avant un héroïsme ennemie ça pardonne pas. Ce n'est que partie remise Twisted Evil )
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Rälkezad

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MessageSujet: Re: Saga des Mers du Sud et ambassades.   Lun 18 Oct 2010, 07:18

Merci Lempika !

Ah ! alors c'est vous qui nous avez permis de sauver l'honneur ! Twisted Evil Oui, les déco en plein moment critique, cela ne pardonne pas, c'est certain !

Pas d'inquiétudes, on va vous permettre de méchamment rattrapper le coup, en mode JdR on (non parce que cette défaite reste une demi-victoire JdR, ne vous en formalisez pas par rapport au scénario...).

A très bientôt !
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MessageSujet: Re: Saga des Mers du Sud et ambassades.   Lun 18 Oct 2010, 10:00

Le Crépuscule des Cartels (compte-rendu final) :





Rälkezad marchait le long du Rivage Cruel. Comme il portait bien son nom ! Les voiles rouges avaient maintenant disparu de l’horizon et ne restaient plus que les morceaux de chiffon qui parsemaient la plage, parfois ramenés par les vagues.

A l’intérieur de ces morceaux d’étoffes gonflées il y avait des Hommes, des Elfes, des Nains et d’autres créatures de l’Alliance. Mais il y avait aussi tellement d’autres races représentées, des Orcs, des Taurens, de jeunes Sin’Doreïs et des restes décharnés que l’on ne souhaitait plus identifier… les goules levées pour le combat se repaissaient indifféremment de tous, achevant les blessés dans d’horribles gargouillis.

Rälkezad s’arrêta un instant comme les vagues ramenaient mollement deux corps de plus, enlacés dans un geste d’amour marin… en y regardant de plus près, il vit que les deux êtres enlacés s’étaient poignardés mutuellement et avaient expiré dans leur mortelle étreinte.

Le Chevalier de la Mort sourit à la pensée de cette journée… il ne se sentait jamais aussi vivant que lorsqu’autant d’êtres mouraient en si peu de temps ; lui restait et se promenait au milieu des morts, sentant les âmes errer encore un peu sur les lieux et se lamenter sur la fin de leur existence.

A cette heure, peu lui importaient les calculs et les lendemains. Dans son esprit les images se mêlaient, la Main de Tyr et la Plage se fondaient dans un même sentiment de victoire, qui engourdissait son cerveau.

Les paroles lui revenaient, passant outre toute volonté consciente de les prononcer.

_ « Pour vous, Mon Seigneur, nous avons triomphé, encore... »


***


Arnis et Idem arpentaient eux aussi le Rivage Cruel, se hâtant vers un râle étouffé ou le cri déchirant d’un mutilé. Il fallait faire vite pour devancer les horreurs qui continuaient de nettoyer la plage et sauver un allié s’il pouvait l’être.

Un jeune Orc des Tarides, à terre, hurlait comme un dément, serrant contre lui ce qui se révéla être sa main droite, détachée de son poignet par une lame dentelée. Idem lui apporta les soins d’urgence mais il ne combattrait sans doute jamais plus.

À quelques pas de là, un Kaldorei agonisait, calmement, de ses nombreuses blessures. A son cou le signe de Cénarius continuait à briller. Arnis et l’elfe échangèrent un long regard, puis le Kaldorei expira en un long soupir, les yeux toujours grand ouverts.

Sanivar s’approcha d’Arnis, et tourna son regard vers le Kaldorei. Souriant d’un air satisfait, elle s’accroupit auprès de l’elfe. Lorsqu’elle se retourna vers Arnis, son sourire était écarlate et humide et des morceaux de chair blanche lui collaient les cheveux : « Belle bataille ! Quel dommage que tant d’ennemis en aient réchappé ! Enfin, il faut bien qu’il en reste pour la prochaine fois. »

Arnis releva la tête, parvenant enfin à détacher son regard de celui du Kaldorei. Il regarda la terrible maîtresse des Démons d’un air sombre.

« Nous ne pouvions pas perdre cette bataille. Mais nos ennemis ont fait montre d’une habileté effrayante. La résistance était le fait des pirates de Cameron, qui ont su organiser les bandits de la Voile. M’est avis que nous n’avons pas fini d’entendre parler de Pavillon Noir, » finit-il en se retournant vers Idem, qui regardait Sanivar avec une fascination horrifiée.


Arnis replongea dans les frais souvenirs de la bataille, ne se souciant plus d’Idem qui pointait d’un doigt accusateur les cheveux souillés de Sanivar…

Oh, pour sûr, notre armée était terrible ! Comment ne pas deviner l’issue des combats ?

Les mercenaires de Baie-du-Butin avaient été harangués par le belliqueux Chevalier de la Mort ; ils étaient sortis dans un fracas de tonnerre du Port Franc, la compagnie de Khe’Zan, les mercenaires du Cartel Zircontusion, les Sin’Doreïs de la Légion des Lames et les corsaires du Trident.

Lorsqu’ils avaient pris position au Nord du Rivage Cruel, les quelques 3.000 combattants avaient formé une ligne formidable. Mais les compagnies avaient reçu leur premier choc. Les camps d’ordinaire sans discipline des pirates de la Voile Sanglante avaient été ordonnés derrière des palissades pointues, rendant dangereuse la charge montée initialement prévue.

C’est donc pied à pied que Chevaliers d’Achérus, Nobles Sin’Doreïs, Trolls Sombrelance et mercenaires de tous les horizons de la Horde avaient engagé les pirates de la Voile Sanglante et de Pavillon Noir. Ils avaient chargé à pied, ralentis par un sable retourné de frais.

Après des combats d’une violence inconcevable, ponctués d’assauts trolls et de pyrotechnies sur la plage, les pirates avaient retraité sur les îlots aux pieds des rades naturelles.

Les assaillants comprenaient enfin que la Voile Sanglante avait anticipé l’attaque ordonnée par Baie-du-Butin. La résistance n’avait pour but que de contenir les assauts suffisamment longtemps pour permettre de réembarquer hommes, butins et provisions des plages.

Les archers et sorciers de bataille faisaient pleuvoir la mort sur les assaillants qui pataugeaient dans les fonds entre les îlots et la plage. Les pertes étaient terribles. Sans nul doute les mercenaires mériteraient l’or des gobelins.

Lorsque les combattants mercenaires prirent enfin pied sur les îlots, la plupart des navires avaient pu larguer les amarres et quitter les hauts-fonds.

Si quelques embarcations brûlaient, les amarres encore attachées, les navires les plus puissants avaient pu s’éloigner sans dégât, entourés de nombreuses chaloupes.

Il ne restait plus qu’à décompter les pirates tombés pour le partage des primes.


Arnis était toujours pensif lorsque les compagnies rentrèrent à Baie-du-Butin sous les vivats de la population.

A l’évidence, son esprit était loin, peut-être déjà en mer.


***


Accoudé à la balustrade du pont avant, Cameron regardait le rivage s’éloigner en souriant.

A côté de lui, l’un des amiraux de la Voile Sanglante semblait terrassé par les conséquences des combats de la journée.

_ « Ne comprenez-vous pas, Cameron, que c’est un désastre ? Où irons-nous à présent ? Strangleronce a toujours été notre base d’opération ! Et vous ? Que ferez-vous maintenant ? Vous semblez fêter une victoire ! Vous ne m’écoutez pas !

_ Assez, amiral. Cette journée n’est qu’un épiphénomène qui n’a eu que du bon, pour nos deux partis. »

L’officier de la Voile ne semblait pas comprendre. Bien sûr qu’il ne comprenait pas. C’était un imbécile patenté, tout juste bon à perdre des batailles sans rien voir de l’horizon. Allait-il lui expliquer ? A quoi bon…

Cameron soupira : « Avez-vous seulement remarqué que c’est la Horde qui vous a chassé ? Que c’est la Horde qui a répondu à l’appel de Baie-du-Butin ? Pas un mercenaire des peuples de l’Alliance n’a répondu présent.

Si j’étais un habitant de Baie-du-Butin, je m’en alarmerais…
»

L’Amiral de la Voile plissait le front.

Cameron haussa les épaules et continua de sourire. Le temps des compte-gouttes était passé. Fini les abordages ponctuels d’un navire ou le sabordage d’un autre. Baie-du-Butin lui paraissait à présent mûre, comme un gros fruit juteux qui ne demandait qu’à être cueillie. Tout cet or qui dormait dans les coffres Gobelins… jusqu’à déborder dans les mains des mercenaires… une bonne partie du capital d’Azeroth, aux mains de ces créatures méprisables, même pas capables de se battre elles-mêmes…

Zacaries s’avança vers Cameron, un pigeon dans le poing : « notre première réponse, Capitaine. Ils viendront.

_ Naturellement, qu’ils viendront. Il vous reste du rhum, timonier ?
»



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Liaan



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MessageSujet: Re: Saga des Mers du Sud et ambassades.   Lun 18 Oct 2010, 15:04

Un très bel event, encore merci !

Ekâ
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MessageSujet: Re: Saga des Mers du Sud et ambassades.   

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